1 min de lecture Faits divers

Quatre mises en examen après l'occupation de la mosquée de Poitiers

Les quatre hommes présentés lundi devant un juge d'instruction de Poitiers pour avoir occupé samedi le chantier de la mosquée de la ville ont été mis en examen et placés sous un strict contrôle judiciaire.

Les mises en examen ont été prononcées pour, d'une part, "organisation d'une manifestation publique n'ayant pas fait l'objet d'une déclaration préalable dans les conditions fixées par la loi" et, d'autre part, pour "provocation publique à la discrimination, à la haine ou à la violence à l'égard d'une personne ou d'un groupe de personnes à raison de leur origine ou de leur appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, par des discours proférés dans un lieu ou réunion publics et par des placards ou affiches exposées au regard du public" et, enfin, pour "vol et dégradations de biens commis en réunion et portant sur des tapis de prière appartenant à la mosquée de Poitiers".

Ce dernier délit est puni de cinq ans d'emprisonnement maximum. L'organisation d'une manifestation sans déclaration préalable est réprimée de six mois de prison et la provocation à la haine raciale d'un an de prison.

Pour le délit de provocation à la haine raciale, le parquet a retenu comme élément constitutif de l'infraction "le fait d'investir dans le cadre d'une action concertée et préméditée la terrasse d'une mosquée en construction, en déployant trois banderoles, l'une affichant le nom du mouvement Génération identitaire, les deux autres portant les mentions 732 et souviens-toi, Charles Martel, faisant ainsi directement référence à la bataille de Poitiers de 732", détaille le parquet dans un communiqué.

Il relève aussi qu'ont été scandés des "slogans prônant l'affrontement avec les communautés arabe ou musulmane", comme "Charles Martel, Charles Martel, Charles Martel", "l'identité, on s'est battu pour la reprendre, on se battra pour la défendre", "on l'a fait, on l'a fait, on le refera", "2012 Poitiers nous sommes les héritiers", "A Poitiers, ni kebab, ni mosquée", ou "Gaulois, réveille-toi, pas de mosquée chez toi".

Les militants d'extrême droite, dont l'action a fait l'objet de condamnations quasi unanimes dans la classe politique, se revendiquent d'un groupuscule, Génération identitaire, mouvement de jeunesse du Bloc identitaire, qui dénonce "l'islamisation" de la France.

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