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"Pourquoi ont-ils laissé Merah tuer ma petite-fille ?"

Rachel Monsonego est inconsolable après la mort de sa petite-fille Myriam, tuée de sang-froid par Mohamed Merah lundi dernier lors de l'attentat contre l'école juive Ozar Hatorah. La grand-mère ressasse le scénario de l'attaque. "Il a mis ma petite fille par terre, lui a tiré les cheveux et lui a mis une balle dans la tempe". Elle s'interroge également sur la manière dont l'enquête a été menée. "Pourquoi, quand il a commis l'attentat du 15 mars (contre trois soldats à Montauban, NDLR), les enquêteurs lui ont laissé quatre jours ?", confie t-elle.

Myriam Monsenego, 7 ans, est l'une des quatre victimes de la tuerie de l'école juive
Myriam Monsenego, 7 ans, est l'une des quatre victimes de la tuerie de l'école juive Crédit : Serge Pueyo / RTL
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La rédaction numérique de RTL
et Camille Crosnier

"Pourquoi lui ont-ils laissé quatre jours ?"

Rachel Monsonego est donc la grand-mère de Myriam, 7 ans. Le père de la fillette n'est autre que le directeur de l'école Ozar Hatorah, prise pour cible par Mohamed Mehra lundi dernier, vers 8h du matin. Lors de cette attaque, quatre personnes ont été tuées, dont trois enfants.

La grand-mère de Myriam reste très choquée par la violence de l'attaque. "Il a mis ma petite fille par terre, il lui a tiré les cheveux et lui a mis une balle dans la tempe", explique t-elle, confirmant ainsi ce que les bandes vidéo de l'école avaient montré aux enquêteurs.

Mais Rachel Monsonego est également rongée par les questions qui subsistent autour de l'enquête. Les policiers ont-ils perdu du temps après les meurtres des soldats à Toulouse et Montauban, permettant ainsi au terroriste de mener son attaque meurtrière contre l'école ? La  grand-mère s'interroge. "Pourquoi l'ont-ils laissé la tuer ? Pourquoi, quand il a commis l'attentat du 15 mars, lui ont-ils l'ont laissé quatre jours ? Pourquoi ne l'ont-ils pas attrapé ?".

A ces questions, le patron du renseignement intérieur, Bernard Squarcini, a d'ailleurs répondu vendredi, dans une interview au journal Le Monde, en expliquant qu'il était impossible de prévoir la radicalisation subite de Mohamed Mehra.

"Indifférente" à la mort de Mehra

L'issue tragique de l'assaut mené par le RAID jeudi donne t-elle un peu de réconfort à Rachel Monsonego ? Savoir que le jeune homme ne pourra jamais s'expliquer devant la justice est-il au contraire une frustration ? "Je suis indifférente à ça", confie la grand-mère. "Qu'il soit mort ne me fait ni chaud ni froid".

Elle termine en lançant un appel aux autorités. "Qu'ils soient plus vigilants, que les assassins de cette qualité soient mieux suivis. Que les autorités s'occupent mieux de leur pays". "Nous on a payé cher notre tribut, mais que d'autres personnes ne paient pas ce tribut-là", conclut-elle.

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"Pourquoi ont-ils laissé Merah tuer ma petite-fille ?"
"Pourquoi ont-ils laissé Merah tuer ma petite-fille ?"
Rachel Monsonego est inconsolable après la mort de sa petite-fille Myriam, tuée de sang-froid par Mohamed Merah lundi dernier lors de l'attentat contre l'école juive Ozar Hatorah. La grand-mère ressasse le scénario de l'attaque. "Il a mis ma petite fille par terre, lui a tiré les cheveux et lui a mis une balle dans la tempe". Elle s'interroge également sur la manière dont l'enquête a été menée. "Pourquoi, quand il a commis l'attentat du 15 mars (contre trois soldats à Montauban, NDLR), les enquêteurs lui ont laissé quatre jours ?", confie t-elle.
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2012-03-23 19:44:00
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