1 min de lecture Politique

Pour la première fois, le Sénat bascule à gauche

La gauche a remporté dimanche une victoire historique aux élections sénatoriales en faisant basculer la deuxième chambre du Parlement dans son camp, pour la première fois sous la Vème République, provoquant un bouleversement politique à sept mois de la Présidentielle. "Pour la première fois, le Sénat connaît l'alternance", a déclaré, très ému, le chef de file des sénateurs PS, Jean-Pierre Bel. Alors que tous les résultats n'étaient pas encore parvenus, il a annoncé que la gauche avait déjà "175 sénateurs, c'est-à-dire au-delà de la majorité absolue". A sept mois de la présidentielle, cette défaite est un très mauvais signal pour le président Nicolas Sarkozy. Samedi aura lieu l'élection du président du Sénat et une majorité de gauche devrait se prononcer pour un des leurs.

micro générique
La rédaction numérique de RTL
et Vincent Derosier

(Cliquez pour découvrir la carte des résultats dimanche en fin de soirée)
Carte résultats sénatoriales
L'annonce de la victoire de la gauche, par Jean-Pierre Bel, président du groupe PS


Préambule de la présidentielle pour la gauche

Le chef de file des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault a estimé dimanche que "l'alternance au Sénat est le préambule de la présidentielle et des législatives".

"La gauche vient d'écrire une page de l'Histoire en remportant pour la première fois la majorité au Sénat", écrit dans un communiqué le président du groupe socialiste à l'Assemblée. "Les élus de France ont exprimé la volonté profonde de changement du pays", dit-il.

Même son de cloche du côté de François Hollande, candidat à la primaire socialiste, qui estime que la victoire de la gauche constitue "une décomposition du système politique" de Nicolas Sarkozy et était "d'une certaine façon prémonitoire de ce qui va se passer en 2012".
  
"Nicolas Sarkozy sera le président de la République de droite qui aura perdu la majorité au Sénat", a-t-il déclaré à la presse.

Réactions minimalistes côté UMP

L'Elysée a réagi avec discrétion par un communiqué, annonçant avoir "pris acte" du résultat, "conséquence" des succès locaux de la gauche.

François Fillon a de son côté pris acte dimanche d'une "forte poussée" de l'opposition aux élections sénatoriales, "accentuée par les divisions de la majorité", et a appelé au "rassemblement de tous les élus qui se reconnaissent dans les valeurs de la majorité présidentielle".
 
"Le moment de vérité aura lieu au printemps prochain", poursuit dans un communiqué le Premier ministre, pour qui "ce soir, la bataille commence".

Les principaux gagnants et perdants

Toute la journée, des résultats sévères pour la majorité sont tombés. Le ministre de la Ville, Maurice Leroy, battu ; un 8e siège gagné par la gauche à Paris où l'UMP ne détient plus que deux sénateurs ; un gain d'un siège pour la gauche dans le propre département du président UMP du Sénat Gérard Larcher, ainsi que dans le Loiret, en Isère, Nord, Pas-de-Calais, Hauts-de-Seine, Val-de-Marne, Oise, Manche, Pyrénées-Orientales...

La droite a perdu des départements qu'elle détenait depuis pratiquement toujours comme la Lozère. Dans le Morbihan, contre toute attente, la gauche a remporté les trois sièges.

Consolation pour le camp présidentiel: les ministres Gérard Longuet (Défense) et Chantal Jouanno (Sport) ont été élus.

Avec 10 élus (4 auparavant), les écologistes ont particulièrement progressé et pourraient créer leur propre groupe.

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