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Wauquiez réplique à la polémique sur ses droits à la retraite au Conseil d'État

Le président Les Républicains de la région Auvergne-Rhône-Alpes brandit l'argument de la légalité de la pratique à ses opposants.

Laurent Wauquiez, le 27 novembre 2016
Laurent Wauquiez, le 27 novembre 2016 Crédit : MIGUEL MEDINA / AFP
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier
Journaliste RTL

"Je ne suis pas dupe du calendrier de ce genre d'attaques en pleine période de reconstruction de l'opposition." Dans un communiqué, cité par nos confrères du FigaroLaurent Wauquiez, archi-favori dans la course à la présidence du parti Les Républicains du mois de décembre, se défend après les attaques d'Olivier Faure, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, et les révélations de Lyon Capitale.

Le journal régional a épinglé Laurent Wauquiez pour avoir cumulé 13 ans de droits à la retraite pour un poste occupé au Conseil d'État deux mois seulement (avril-juin 2004). Il a ensuite été mis en disponibilité "afin de se consacrer à la campagne électorale en vue d'une élection législative partielle", puis en détachement après son élection.

Dans le même communiqué, le proche de Nicolas Sarkozy, connu pour sa dénonciation du "cancer de l'assistanat", assume. "Je n'ai aucun problème à faire la totale transparence sur ma situation". Comme François Fillon pendant la campagne présidentielle, l'élu Les Républicains joue la carte de la légalité sans se soucier des questions de moralité.

"Je suis aujourd'hui dans le régime du détachement prévu par la loi. Je ne perçois évidemment aucune rémunération du Conseil d'État. Comme la loi le prévoit pour tous les élus en détachement, je dois cotiser au régime des pensions civiles de l'État."

Il ne s'agit pas d'un régime spécial de retraite.

Laurent Wauquiez, candidat à la présidence des Républicains des 10 et 17 décembre 2017
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Et de conclure : "Il est important de préciser d'une part qu'il ne s'agit pas d'un régime spécial de retraite, d'autre part que tous mes droits à la retraite sont évidemment ouverts par des cotisations que je paye réellement. Cette situation ne m'est pas propre, c'est l'application stricte de la loi pour tous les élus locaux en détachement", détaille-t-il.

Absent du Palais-Royal depuis 2004

En 2004, l'ancien ministre a été "placé en position de détachement" de l'institution créée par Napoléon Bonaparte. Un arrêté paru au Journal officiel le 4 septembre a renouvelé ce détachement "pour une durée de cinq ans" supplémentaire, soit jusqu'au 19 juin 2022.

En clair, Laurent Wauquiez continue à conserver son avancement et cumuler des points de retraite en tant que maître des requêtes, alors qu'il n'a occupé ce poste au Palais-Royal, que deux mois, entre avril et juin 2004.

Si cet arrêté aurait été rendu impossible pour un ministre ou un parlementaire "à compter du premier renouvellement de l'assemblée suivant le 31 mars 2017", la pratique est bien légale pour un président de région. À cette date, Laurent Wauquiez avait déjà abandonné son mandat de député. Emmanuel Macron, Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet avaient, quant à eux, choisi de quitter la fonction publique pour se consacrer à 100% à leur carrière politique.

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