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Vote de confiance : l'exécutif ne s'attendait pas à pareille déconvenue

REPLAY - Le vote de confiance a accouché d'une majorité relative en nette baisse. L'abstention a triplé au PS. Un nouveau revers pour l'exécutif.

Manuel Valls lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale le 16 septembre 2014.
Manuel Valls lors de son discours de politique générale à l'Assemblée nationale le 16 septembre 2014.
Crédit : AFP / ERIC FEFERBERG
Vote de confiance : l'exécutif ne s'attendait pas à pareille déconvenue
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Ils ont beau dire, les prévisionnistes de Matignon ont sous-estimé le nouveau rapport de force à l'Assemblée nationale. Manuel Valls tablait sur au moins 270 voix pour et espérait voir les frondeurs passer sous les 30, lors du vote de confiance. C'est raté. 
Les parlementaires ont accordé leur confiance au Premier ministre par 269 voix contre 244, loin du seuil symbolique de la majorité absolue (289 voix). Quant aux députés socialistes, ils étaient trois fois plus nombreux à s'abstenir que le 8 avril dernier. 

Le chef du gouvernement doit donc composer avec le vote de confiance le plus faible depuis 1986. À partir d'aujourd'hui, la majorité absolue ne sera plus automatique à l'Assemblée nationale

Valls va devoir batailler

Peu importe, les amis du Premier ministre assurent le service après-vente. "Cette majorité est celle qui est nécessaire pour tous les textes importants qui sont devant nous. Le budget de la Sécurité sociale, la loi sur le vieillissement, la loi sur la transition énergétique", veut croire le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement Jean-Marie Le Guen. "Je ne pense pas que le feuilleton de l'incertitude du gouvernement soit très crédible. Les choses sont positives", renchérit le député Christophe Borgel.

Derrière cette belle assurance, il y a des doutes. Matignon s'attend à devoir batailler sur chaque texte. Le recours à l'arme de l'article 49.3 n'est plus tabou. Cela permettrait au gouvernement de faire adopter un texte sans passer par l'Assemblée nationale. Un passage en force dont a beaucoup usé Michel Rocard. Le mentor de Manuel Valls y a eu recours 28 fois lors de son passage à Matignon.

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