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Vol à 350.000 euros d’Édouard Philippe : "Il faut sortir de la démagogie", estime Sportouch

ÉDITO - L’éditorialiste revient sur la polémique entourant les coûts du trajet Tokyo-Paris d’Édouard Philippe. Si la forme est condamnable, il ne faut pas sombrer dans la démagogie explique-t-il.

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L'Edito politique du 20 décembre 2017 Crédit Image : Patrick KOVARIK / POOL / AFP | Crédit Média : Benjamin Sportouch | Durée : | Date : La page de l'émission
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Benjamin Sportouch Journaliste RTL

"Une erreur sur la manière de faire, sur la logistique". C’est par ces termes que Benjamin Sportouch analyse la polémique autour du voyage Tokyo-Paris d'Édouard Philippe qui a coûté 350 000 euros, alors qu’un avion de l’armée avait été affrété.

"Il aurait été préférable de réserver sur des lignes régulières le nombre de sièges nécessaires plutôt que de louer un avion privé". Le problème dans l’affaire, c’est l’avion de l’État qui rentre à vide tandis que toute la délégation voyage dans un autre appareil. "Il se serait épargné de devoir mentir. L’objectif n’était pas d’arriver avec de l’avance, mais de voyager plus confortablement."

La critique est plutôt à émettre sur la forme que sur le fonds, à entendre le journaliste. "Il n’est pas anormal que nos dirigeants recherchent un peu de confort quand leur agenda est chargé. Les avions de l’État, c’est tout sauf du luxe. Il faut sortir de cette démagogie qui consiste à penser que nos élus, nos dirigeants et nos hauts-fonctionnaires sont des nantis uniquement là pour profiter d’un train de vie agréable et s’enrichir."

Rémunérations peu attractives

L’éditorialiste va plus loin et souhaite combattre l’idée selon laquelle les salaires des dirigeants de l’État seraient trop élevés. "Au contraire, il est de plus en plus difficile d’attirer vers la plus haute fonction publique des profils d’hyper diplômés du privé tant les rémunérations ne sont pas suffisamment attractives", explique Benjamin Sportouch.

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Les hommes politiques sont aussi responsables du climat de suspension qui les entoure comme l’illustre le débat sur le nombre de députés. "À force de mettre en alerte sur les excès potentiels, les pouvoirs publics instillent l’idée que rien ne pourra jamais les empêcher. Et qui en profite au final ? Les extrêmes politiques de droite ou de gauche. La démocratie a un coût"

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