4 min de lecture La France insoumise

VIDÉOS - 5 points à retenir de "L'Émission Politique" de Jean-Luc Mélenchon

ÉCLAIRAGE - Le chef de file de la France insoumise a balayé l'actualité politique durant deux heures, jeudi 30 novembre.

Jean-Luc Mélenchon dans "L'émission politique", le 30 novembre 2017
Jean-Luc Mélenchon dans "L'émission politique", le 30 novembre 2017 Crédit : CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP
Martin Planques
Martin Planques et Julien Absalon

Moins d'une semaine après le congrès de son parti la France insoumise à Clermont-Ferrand, Jean-Luc Mélenchon était l'invité de L'Émission politique, jeudi 30 novembre sur France 2. L'ancien candidat à la présidentielle 2017 est revenu sur plusieurs thèmes de société et a tenu à affirmer son mouvement comme l’opposant principal à la politique d’Emmanuel Macron.

Au cours de la soirée, Jean-Luc Mélenchon a répondu aux questions des journalistes de France 2, puis a notamment fait face à Philippe Val, ancien rédacteur en chef de Charlie Hebdo, puis à Christophe Castaner, délégué général de La République en Marche.

1. Mélenchon réfute le "blues"

Jean-Luc Mélenchon est revenu sur sa formule : "Macron a le point", qu'il avait eu à propos de la lutte contre la politique des ordonnances d'Emmanuel Macron. Le chef de file FI a reconnu une "erreur de communication" même si il parle "d'analyse honnête et stratège". Son regret réside dans le fait que la formule ait permis aux "commentateurs" de le décrire comme déprimé. "Il y a maintenant une mode dans les médias qui est de tout psychologiser. Ça a commencé sur 'Mélenchon est déprimé', 'il a le blues'... a-t-il affirmé avant d'ajouter : "Je m'en amuse. Ça me donnerait des aigreurs sinon".

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Jean-Luc Mélenchon a reconnu que la France insoumise était un "force institutionnelle en voie d'identification" et a reconnu l'échec de son mouvement à ne pas avoir réussi à s'opposer sur la durée à la politique par ordonnances. C'est une "débâcle inouïe pour nous, ma famille politique, pour les forces sociales", a-t-il confié.

Optimiste, Jean-Luc Mélenchon a répondu aux propos de François Ruffin qui considérait que la France insoumise n'était pas capable de gouverner. "C'est magnifique de sa part. Cela prouve qu'il n'a pas le melon". Il a cependant tenu à assurer que son parti était prêt : "Si il fallait gouverner demain matin, nous pourrions. Ça va être notre tour et il ne faudra pas avoir le vertige. C'est très dur de changer une vieille machine sclérosé".

2. Sa critique du glyphosate

Le chef de file de la FI s'est positionné contre l'utilisation du glyphosate. Lors d'une rencontre avec des agriculteurs qui utilisent l'herbicide, il a réaffirmé son mécontentement du renouvellement de l'herbicide par l'Union européenne dans la semaine. "Le glyphosate provoque des malformations chez les enfants. C'était un produit pour déboucher les tuyaux industriels" s'est-il insurgé. "Cela fait 15 que je milite en tant qu’écologiste maintenant. Si nous continuons comme ça nous allons détruire la civilisation humaine".

Si il reconnait qu'Emmanuel Macron prend la bonne décision en faisant de la lutte contre l'utilisation de l'herbicide une priorité, il émet des doutes sur les intentions réelles du gouvernement. "Quand on a vu Édouard Philippe, il a affirmé que l'interdiction serait faite si les européens étaient d'accord."

3. Mélenchon défend Obono

Face à Philippe Val venu débattre de laïcité, Jean-Luc Mélenchon a pris la défense de la député FI Danièle Obono, critiquée pour certaines de ses déclarations. "Elle est une militante antiraciste et contre l'antisémitisme. Je ne suis pas procureur. C'est une amie, je la respecte" a-t-il martelé. Il a dans le même temps reconnu des désaccords avec Danièle Obono, notamment sur les réunions non-mixtes qu'elle défend : "Nous avons des accrocs, des désaccords. On peut avoir des visions différentes, dans mon mouvement." 

Concernant la liberté d'expression Jean-Luc Mélenchon affirme que "le droit à la caricature est sans limite. Le blasphème ne peut être admis en République. Mais je peux me dire choqué par une caricature". L'élu FI rejette tout communautarisme et veut "mener la guerre aux actes terroristes" sans pour autant viser l'islam. "Les musulmans sont montrés du doigt par le FN et par Manuel Valls, qui a eu une position d'extrême droite sur le sujet". Ce qualificatif a déplu à l'ancien premier ministre, qui a réagi sur Twitter. 

4. La Venezuela fait sortir Mélenchon de ses gonds

Dans la séquence durant laquelle l'invité est interpellé par des Français sélectionnés par la production de l'émission, Jean-Luc Mélenchon a fait face à Laurence Debray. Fille de Régis Debray, elle est venue s'exprimer sur le Venezuela, où elle a vécu. Elle s'est alors lancée d'une critique du pouvoir de Nicolas Maduro, que la leader de la France insoumise a souvent défendu.

Au moment de répondre, Jean-Luc Mélenchon est entré dans une colère noire, refusant catégoriquement de s'exprimer sur le sujet. En passant, il s'en est vivement pris à son interlocutrice. "Je désapprouve que l'on perde son temps à discuter du Venezuela dans une grande émission nationale, avec quelqu'un (...) venue réciter les éléments de langage de l'opposition. J'en ai par-dessus la tête de ce genre de numéro. Chaque fois que je vais quelque part, je me tape 'Venezuela'", a-t-il tonné sous les applaudissements d'un public acquis à sa cause. 

5. Passe d'armes avec Castaner

Le débat annoncé fut passablement accroché, il était même difficile de suivre les arguments de chacun. Le nouveau chef de La République en Marche, par ailleurs secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, a déploré le flot de critiques de son interlocuteur vis-à-vis du gouvernement. Il lui reproche ainsi, en rejetant le projet de loi de finances 2018 comprenant notamment une hausse du minimum vieillesse, de ne pas être un défenseur du pouvoir d'achat. "Oui, j'ai une vision du monde", a rétorqué Jean-Luc Mélenchon, assumant d'avoir une "idéologie".

La discussion a ensuite principalement porté sur l'Europe. "Quel type d'européen êtes vous ? Avec quel pays allez-vous travailler. (...) Vous ne ferez jamais bouger les lignes, vous serez seuls contre tous", a déclaré Christophe Castaner, fustigeant les propositions de refonte totale de l'UE, quitte à sortir des traités européens. Jean-Luc Mélenchon a alors cherché à expliquer son programme de "plan A" et "plan B" développé durant la campagne présidentielle.

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