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VIDÉOS - 5 points à retenir de "L'Émission Politique" de Marine Le Pen

ÉCLAIRAGE - La présidente du Front national a tenu à clarifier ses positions sur la sortie de l'euro, la refondation du parti et la place de la femme dans la société.

Marine Le Pen, invitée de "L'Émission Politique" de France 2, le 19 octobre 2017
Marine Le Pen, invitée de "L'Émission Politique" de France 2, le 19 octobre 2017 Crédit : Philippe LOPEZ / AFP
MariePierreHaddad75
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Après avoir essuyé une défaite à la présidentielle et vue son vice-président Florian Philippot démissionnait du Front national, Marine Le Pen revient sur le devant de la scène politique pour vanter les mérites d'une nouveau part. Ce jeudi 19 octobre, la présidente du parti fondé par Jean-Marie Le Pen était l'invitée de L'Émission Politique de France 2, présentée par Léa Salamé.

Sébastien Chenu, porte-parole du Front national, avait fixé quelques jours auparavant les enjeux de l'émission pour Marine Le Pen. Elle devait "démontrer combien nous sommes la seule véritable opposition à Emmanuel Macron". Une mission difficile pour elle et les députés frontistes, qui peinent à faire entendre leur voix à l'Assemblée nationale. D'autant plus que la place de principal opposant est déjà occupée par Jean-Luc Mélenchon.

1. Des attaques contre Florian Philippot

Florian Philippot "a tort", pour Marine Le Pen. Le 21 septembre 2017, ce proche de la présidente du FN a démissionné du parti. D'après lui, "le Front national évolue négativement, peut-être dans ce nouveau projet, je n’avais pas ma place, alors il fallait trouver des prétextes". 

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Selon Marine Le Pen, cette refondation est "une continuation d'un processus de rénovation et de refondation assez profonde, engagé en 2011. Il ne souhaitait pas cette refondation. Cela nécessite d'avoir du courage, de l'humilité et la capacité de se remettre en cause et tout le monde n'a pas cette force d'âme. Quand on a un poste aussi important que vice-président en charge de la stratégie et de la communication, on est un peu celui qui décide qui a le droit de parler et qui n'a pas le droit. Je pense qu'il y a énormément de gens autour de nous (...) qui n'ont peut-être pas pu exprimer leurs positions".

À la question de savoir s'il muselait la parole au sein du parti, Marine Le Pen répond : "Disons que Florian avait plutôt raison et que tous ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui étaient plutôt considérés comme ayant tort".

2. "La femme est confrontée, systématiquement, à une forme d’agressivité"

Après la multiplication des témoignages sur les réseaux sociaux de femmes se disant harcelées sexuellement, Brigitte Macron a appelé à "libérer la parole". Interrogée sur les propos de la Première dame, Marine Le Pen a, elle, appelé les femmes "à déposer des plaintes"

Selon elle, si ces dernières ne le font pas, c'est "probablement parce qu'elles ne sont pas accueillies comme elles le devraient. C'est la responsabilité du politique de donner des instructions à la police et au parquet pour que cette parole ne soit pas minimisée et qu'elle soit entendue et qu'il y a ait une suite dans les plaintes".

La présidente du Front national se dit "frappée par le recul" du droit des femmes : "Je pense que la femme est en train de perdre la place particulière qu'elle avait dans notre société, elle est confrontée, systématiquement, à une forme d’agressivité, d'invectives et même à un recul de ses droits (...) Ça fait partie de la guerre de civilisation".

3. Sortir de l'euro ? "Nous allons voir"

Lors de l'entre-deux-tours de la campagne présidentielle, Marine Le Pen avait commencé à rétropédaler sur la question de la sortie de la France de la zone euro. À la question : "Vous demandez toujours la sortie de l'euro ?", la finaliste de l'élection présidentielle a répondu : "Nous allons voir". Puis d'ajouter : "Nous allons voir si Emmanuel Macron va réussir à obtenir (...) que la BCE ne soit plus indépendante, qu'elle réponde donc aux injonctions des États et que la masse monétaire de la BCE n'aille plus aux banques mais aux États".
 
"Si tout ceci se déroule, ça sera merveilleux, a souri la patronne du FN. J'ai une vision pragmatique, je n'ai pas une vision idéologique de la monnaie. Si l'euro était positif pour la France, après tout, je me contenterais de l'euro. Mais je considère qu'il continue à être négatif. Si la souveraineté monétaire n'est pas rendue à la France, si l'Allemagne ne souhaite pas reverser ce qu'elle doit en vertu de ce qui devrait être la solidarité européenne, si la BCE continue à financer l'économie virtuelle et non l'économie réelle, il n'y aura pas d'autre choix que de terminer ce processus par le recouvrement d'une monnaie nationale".

4. Hausse de son salaire de 3.000 à 5.000 euros par mois

Marine Le Pen a vu son salaire de présidente du Front national passer de 3.000 euros net mensuels à 5.000 euros en juillet, soit une augmentation de 66%, selon sa déclaration de députée du Pas-de-Calais publiée ce jeudi par la HATVP. 

Dans L'Émission Politique, elle déclare : "Je ne touche pas de salaire comme présidente du Front national. C'est un remboursement forfaitaire de frais. J'ai des frais de représentation, je pense que ça n'étonnera pas grand monde. Oui, j'avais besoin de 2.000 euros de plus par mois".

5. Rendre les vaccins obligatoires, mais "sans mépris"

Marine Le Pen est la seule personnalité politique de premier plan en France à s'opposer aux vaccins obligatoires, annonce Léa Salamé. La présidente du Front national a débattu face à Christophe Prudhomme, porte-parole de l'Association des médecins urgentistes. "On a imposé ça du jour au lendemain, ça crée des inquiétudes et en tant que mère de famille, je peux les entendre. À chaque fois, on a un ministre de la Santé qui a été payé pendant des années par des laboratoires. Cette suspicion de conflit d'intérêt pose problème auprès des Français (…) Il y a eu des scandales sanitaires très lourds en France, le médiator a été un drame, la dépakine c'est un drame", a-t-elle expliqué. 

L'ancienne candidate à l'élection présidentielle a mis en avant le dilemme en tant que présidente de parti et en tant que mère. "Est-ce qu'on peut expliquer et prendre le temps de convaincre les Français, plutôt que d'imposer ? Ça a été brutal". Plus tard dans l'émission, Marine Le Pen a indiqué à Nathalie Saint-Cricq qu'il "faut bien sûr des vaccins, mais il faut expliquer de manière pédagogique aux Français, sans mépris".

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