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VIDÉOS - Manuel Valls à Matignon : une première année controversée minée par les polémiques

VIDÉOS - En pleine tourmente après la claque des départementales, Manuel Valls souffle, ce mardi 31 mars, sa première bougie à Matignon. Retour sur une année chargée et difficile.

Manuel Valls à Tulle le 19 mars 2015.
Manuel Valls à Tulle le 19 mars 2015. Crédit : JEAN-PIERRE MULLER / AFP
Marion Dubreuil
Marion Dubreuil
Journaliste RTL

Pas question pour Manuel Valls de fêter son premier anniversaire à Matignon en grande pompe. Le premier ministre a d'autres priorité, à commencer par la gestion de la fronde des députés socialistes. Nommé premier ministre après la débâcle des municipales, il reste aujourd'hui en place, à la tête d'un bilan mitigé pour faire face à l'échec des départementales.

Sa cote de popularité, qui était aux environs de 60% à son entrée à Matignon, a dégringolé. Elle oscille aujourd'hui entre 41% (sondage OpinionWay pour Métronews/LCI du 9 mars dernier) et 47 % (selon le baromètre Odoxa-Orange/Presse régionale/France Inter/L'Express le 24 février dernier). 

Une nomination qui cristallise le mécontentement de la gauche du PS

Le 31 mars 2014, au lendemain de la défaite socialiste aux municipales, François Hollande remercie Jean-Marc Ayrault pour placer Manuel Valls, alors ministre de l'Intérieur, à la tête du gouvernement. À cette époque, l'ancien maire d'Évry est encore le chouchou des sondages. Volontaire, décidé et réaliste, Manuel Valls plait à droite mais il dérange déjà l'aile gauche de sa majorité. Avant même de former son gouvernement, le Premier ministre perd les écologistes. Cécile Duflot et Pascal Canfin se désolidarisent de "l'orientation politique" du nouveau locataire de Matignon. 

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VIDÉO - Remaniement : la passation de pouvoir entre Jean-Marc Ayrault et Manuel Valls Crédit Image : RTL.fr | Crédit Média : RTL.fr | Date :

Quelques mois plus tard, c'est au tour d'Arnaud Montebourg, Benoît Hamon et Aurélie Filippetti de prendre la porte. Les ministres de l'Économie, l'Éducation et la Culture critiquent ouvertement le pacte de responsabilité et la politique économique du gouvernement. Un crime de lèse-majesté. Le Premier ministre fait preuve de fermeté. 

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Un an après sa nomination, Manuel Valls se débat avec sa majorité. Il tente de rapiécer une gauche déchirée. Depuis, une mouvance hétéroclite - constituée d'une partie d'EELV, du Front de Gauche et des frondeurs socialistes - alimente une guerre larvée contre le chef du gouvernement, qui n'a pas dit son dernier mot.

Un virage "social-libéral" en matière de politique économique

Manuel Valls incarne aux yeux des Français le virage économique social démocrate - pour certains - social-libéral - pour d'autres - de François Hollande. En attribuant à Emmanuel Macron, un ancien banquier d'affaires, le ministère de l'Économie, de l'Industrie et du Numérique, le Premier ministre annonce la couleur en août dernier. 

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VIDÉO - 50 milliards d'économies : le "J'assume" de Manuel Valls Crédit Image : AFP | Crédit Média : RTL.fr | Date :

Ce n'est d'ailleurs pas un hasard, si El Mundo élit Manuel Valls "homme de l'année" dans son édition du 29 décembre 2014. Dans une interview accordée au quotidien espagnol, Manuel Valls explique de ne pas vouloir ménager les Français et prévoyait encore plusieurs "années de sacrifice" à venir. 

Vote du budget rectificatif, débat sur les allocations familiales, adoption très controversée du Pacte de responsabilité et autant de point d'achoppement avec une large partie de la gauche jusqu'à l'utilisation de l'article 49.3 pour faire adopter la loi Macron. 

Mais en contrepartie de ce volontarisme, que certains qualifient d'autoritarisme, le chef de gouvernement n'a pas de résultats tangibles à présenter, notamment en matière de lutte contre le chômage et de reprise de la croissance. Mais Manuel Valls compte encore atteindre en 2015 le niveau de croissance (1,5%) qui permettrait un début de reflux. Le Premier ministre a promis de "nouvelles mesures" en faveur "de l'investissement public et privé" et de la création d'emplois dans les PME et TPE. 

Mais avant de lancer un nouveau vent de réformes économiques, Manuel Valls va devoir soigner sa majorité et ça commence dès ce mardi 31 mars, à l'Assemblée nationale avec une nouvelle opération séduction. Le Premier ministre sait qu'il doit créer dès maintenant les conditions nécessaires pour que la gauche parte unie aux élections régionales de décembre prochain. 

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