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VIDÉOS - La semaine où l'UMP a divisé autour du nom "Les Républicains"

VIDÉOS - Il semblerait que l'UMP ait déjà tranché pour se rebaptiser "Les Républicains". Un nouveau nom qui cristallise la colère de la gauche et d'une partie du centre et qui ne plaît pas à tous les militants du parti.

Un podium de l'UMP (Illustration)
Un podium de l'UMP (Illustration)
Crédit : KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Marion Dubreuil
Marion Dubreuil

L'UMP a choisi son nouveau nom de baptême, ce sera "Les Républicains". Ce n'est pas une surprise, on en parlait depuis plusieurs semaines et même si le changement ne sera officiel que le 30 mai prochain, l'UMP s'attire déjà les foudres d'une grande partie de la classe politique, y compris dans ses rangs. 

C'était une promesse de Nicolas Sarkozy. Avant même sa réélection à la tête de l'UMP, il annonçait déjà vouloir changer le nom du parti. Il l'évoquait dès septembre 2014 dans une interview au Journal du Dimanche. Une stratégie de renouvellement pour "mettre en place une nouvelle organisation, installer une relève et faire revenir les adhérents et donateurs pour redresser les comptes", avançait-il. Dimanche 12 avril, dans une nouvelle interview accordée au JDDNicolas Sarkozy persiste et signe et laisse entendre que le nouveau nom de l'UMP pourrait bien être "Les Républicains", parce que "la République, c'est la réponse au défi identitaire que connaît notre société", explique-t-il. 

Seulement, pas sûr que la stratégie se revèle payante. Nous avons assisté à une véritable levée de boucliers cette semaine contre ce nouveau baptême. 

Mardi : "Les Républicains" agite la toile

Comme la semaine passée, l'UMP réunissait son bureau politique mardi 14 avril. Au menu de cette réunion : nouveaux statuts et nouveau nom. Ce sera donc "Les Républicains", l'option "Le rassemblement" a été écartée. C'est Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-président de l'UMP (qui deviendra bientôt "Les Républicains") qui communique à l'issue du bureau politique, mais pas un mot sur le nom du parti. La députée préfère parler des trois principes autour desquels sa famille politique va se rénover "Démocratie, décentralisation et modernité". 

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Pourtant, "Les Républicains" polarise l'attention de la toile. Et Nathalie Kosciusko-Morizet s'attire les foudres des internautes sur Twitter : "Franchement vous auriez pas pu trouver un nom moins clivant", interroge Pascal, pour Walder "ça ne veut pas dire grand chose", il demande du "concret", d'autres parlent "d'imprécision" ou de "manque d'honnêteté". 

Mercredi : Jean-Marie Le Guen dénonce un "abus de pouvoir"

Le nom "Les Républicains" attire dès mercredi 15 avril des critiques à gauche. Le premier à dégainer c'est Jean-Marie Le Guen. Le secrétaire d'État aux Relations avec le Parlement, a estimé qu'il s'agissait d'"un abus de pouvoir" dans une interview qu'il a accordée au Parisien

Jean-Marie Le Guen estime que la droite "n'est pas toujours au clair" avec les principes républicains et de citer "on l'a vu avec cette affaire du ni-ni" faisant référence au mot d'ordre de Nicolas Sarkozy pendant les élections départementales. Le président de l'UMP se refusait à appliquer le "front républicain" et n'appelait pas à voter PS en cas de duel avec le FN, et vice versa.

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Pour la rédactrice en chef du service politique de RTL, Elizabeth Martichoux, l'ensemble des ténors s'est entendu pour reconnaître que "la marque UMP est trop abîmée, en particulier par l'affaire Bygmalion, pour pouvoir la conserver et gagner la présidentielle." Alors pourquoi Les Républicains ? Nicolas Sarkozy voulait en finir avec les acronymes "facilement détournables, notamment par le FN. Il faut des mots qui interpellent, précise Elizabeth Martichoux. Et puis la République cela rappelle l'essence du gaullisme." La journaliste politique évoque néanmoins "un hold up" de l'UMP sur une valeur partagée par la gauche et la droite.

Jeudi : François Bayrou juge ce changement de nom "étrange"

François Bayrou n'a pas caché son mécontentement à l'égard du nouveau de nom de baptême de l'UMP. "Vouloir s'arroger le nom de républicains, c'est étrange, estime-t-il. Je ne vais pas dire qu'il n'y aurait de républicains que dans ce parti. Chacun fait ce qu'il veut mais ça ne définit pas un parti politique".

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Vendredi : un avocat entame une procédure contre l'UMP

C'est sur Twitter que Maître Christophe Lèguevaques a lancé l'offensive contre l'UMP. "Les Républicains sont le peuple et non une caste ou un clan", a-t-il déclaré sur le réseau social en publiant un lien vers son blog où il annonce avoir "accepté la charge d'une action en justice afin d'obtenir la nullité de la marque déposée par l'UMP "Les Républicains" auprès de l'Institut national de la propriété intellectuelle (INPI). 

"Dans le langage courant comme dans le langage politique, l’expression 'les Républicains' ne se réduit à une partie de l’hémicycle, clame l'avocat toulousain. Il n’est pas acceptable d’amputer la langue de cette manière et de rendre hémiplégique toute une partie de l’opinion publique et du peuple souverain qui se trouverait privé de son signe de reconnaissance au profit d’un parti qu’elle abhorre." 

Christophe Lèguevaques affirme avoir entamé la procédure de justice à la demande "de plusieurs républicains", dont il ne révélera le nom que le 5 mai, date du début de la procédure. Il invite tous ceux qui "souhaiteraient lui "donner mandat" pour agir en leur nom et en leur compte à signer un "bulletin de participation à l'action en justice afin, dit-il, de restituer à la liberté d'expression le vocable "Les Républicain"".

Pour les sympathisants UMP, "Les Républicains" sonne trop américain

Les sympathisants de l'UMP seraient plutôt conservateurs concernant l'évolution du nom de leur parti. C'est ce que révèle un sondage Odoxa pour iTélé publié vendredi 17 avril qui démontre que deux Français sur trois (66%) et plus d'un sympathisant de l'UMP sur deux (56%) préfèrent l'actuel nom du parti de droite à celui envisagé par Nicolas Sarkozy, Les Républicains.

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