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VIDÉOS - Jean-Luc Mélenchon : 6 points à retenir de "L'Émission Politique"

ÉCLAIRAGE - Le candidat de "la France Insoumise" a répondu aux questions de Léa Salamé et David Pujadas, ce jeudi 23 février.

Jean-Luc Mélenchon dans "L'Émission Politique", le 23 février 2017
Jean-Luc Mélenchon dans "L'Émission Politique", le 23 février 2017 Crédit : Patrick KOVARIK / AFP
MariePierreHaddad75
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Quelques instants après le ralliement de Yannick Jadot à Benoît Hamon, Jean-Luc Mélenchon s'est plié à l'exercice du questions-réponses dans L'Émission Politique, sur France 2 ce jeudi 23 février. Le porte-parole de celui qui s'était présenté en 2012, Alexis Corbière, a insisté sur le fait que "la balle est dans le camp de Benoît Hamon. Mais ça fait quand même une semaine qu'on voit bien, les différents signaux sont clairs, ils ne veulent pas, ils ne veulent s'engager à rien", lors d'une interview accordée à L'Opinion.


Jean-Luc Mélenchon a directement été interpellé par le nouveau soutien du candidat de la gauche. "Jean-Luc, dans cet accord il y a tout ce que tu défends (...) Nous pouvons gagner cette élection présidentielle. Jean-Luc, parlons-nous continuons à travailler et créons cette grandes espérance autour d'un rassemblement", a-t-il insisté.

1. Ouvert à discussion avec Hamon

Jean-Luc Mélenchon a été interrogé sur la possibilité d'un accord avec Benoît Hamon. "Si Benoît Hamon me dit : 'Je te propose le principe d'une candidature unique', je regarderai ce qu'il propose. Ce n'est pas ce qu'il fait". Il prévient alors : "Attendez-vous à des surprises. Si c'est la VIe République, c'est une grande nouveauté. Le Parti socialiste a toujours été contre (...) Laissez la poussière retomber quelques jours. Je souhaite que les choses avancent du bon côté. Je suis ouvert à la discussion, ce n'est pas moi qui ait fermé la porte, ce n'est pas vrai". 

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Le candidat raconte alors avoir été approché par le magazine Society afin de réaliser une interview croisée avec Benoît Hamon : "Je suis d'accord, et je suis pour qu'il soit filmé pour que tout le monde puisse suivre. Il faut convaincre et entraîner, ce n'est pas une affaire d'appareil de parti. Il finit par conclure : "Je l'invite. 'Viens marcher avec nous, tu n'es pas obligé de supporter mon discours à la fin, tu peux t'en aller avant, mais au moins on aura fait la marche ensemble'".

2. Les Russes, des "partenaires"

David Pujadas interroge le candidat sur sa position vis-à-vis de la Russie. "J'affirme que dans l'Europe telle qu'elle est, nous n'avons aucun intérêt à nous affronter avec les Russes. Je suis contre les préparatifs guerriers qui se font contre la Russie. Je suis contre les troupes américaines de l'OTAN qui sont arrivées sur le vieux continents (...) Les Russes, pour moi, quel que soit le régime sont des partenaires. Le Général de Gaulle a passé un accord avec Staline et a reconnu la Chine de Mao Tsé Toung", explique-t-il. 

Cependant, le candidat de "La France insoumise" insiste sur le fait que les Russes "sont des partenaires" mais "je peux être en désaccord tout à fait absolu avec la ligne de Vladimir Poutine, ce qui est mon cas car je ne suis pas un libéral et je ne suis pas un néo-capitaliste, ce qui est exactement son cas".

3. Une confusion à propos de Boris Nemtsov

Toujours interrogé sur la Russie, Jean-Luc Mélenchon s'est exprimé à propos de Boris Nemtsov. Opposant à Vladimir Poutine, il a été assassiné sur la place Rouge. David Pujadas interroge alors le candidat sur son absence de discours sur le sujet. Réponse du principal concerné : "Vous étiez encore à l'école que je faisais déjà signer des pétitions pour faire sortir les prisonniers politiques du goulag ! Le connaissiez-vous ? Saviez-vous qu'il était un odieux antisémite". Le journaliste lui rétorque alors : "Lui-même d'ascendance juive, il aurait été un antisémite ? Je crois que vous confondez avec Alexeï Navalny". Le candidat finira par reconnaître son erreur.

4. "L'homme qui plantait des arbres"

Philippe Torreton était l'invité mystère de L'Émission Politique. Il a tenu à offrir au candidat un livre de Jean Giono, L'homme qui plantait des arbres. "J’ai un fol espoir car, pour la première fois, deux grandes forces de gauche ont mis l’écologie au cœur de leur programme. Jamais il ne s’est passé ça. Je crois qu’il va falloir des caractères exceptionnels dans les semaines qui arrivent. L’accord entre Jadot-Hamon me donne espoir, les cartes sont rebattues", indique l'acteur.

Le candidat à l'élection présidentielle affirme : "Je ne braderai pas pour des circonscriptions le soutien des dizaines de milliers de gens qui sont avec moi (...) Viendra un jour où il faudra dire 'chacun pour soi ou tous ensemble". Moi je choisis, tous ensemble".

5. "La police nationale appartient à la nation"

Le major Alain Jean, patron de la BAC de Pointe-à-Pitre a interpellé le candidat sur l'affaire Théo. Le ton est rapidement monté. "La police nationale ne s'appartient pas, elle appartient à la nation. Son rôle est de servir et d'obéir dans le cadre de la déontologie qui est celle de la République française. Je ne permettrai plus qu'on viole un jeune homme, au seul motif que sa couleur de peau était un motif de suspicion et j'ordonne que l'on se plie à la déontologie des droits de l'Homme", affirme Jean-Luc Mélenchon en levant le ton.

Alain Jean lui répond alors que "la présomption d'innocence existe aussi pour les policiers. Comment pouvez-vous dire qu'on a violé un individu alors qu'il y a une enquête judiciaire et administrative. C'est une affaire malheureuse, mais il y a une enquête, si les fait sont avérés, je ne soutiendrai pas ce collègue, mais pour l'instant il est présumé innocent".

6. "J'ai toujours condamné la violence"

Face à Valérie Pécresse, Jean-Luc Mélenchon a réaffirmé sa position concernant les violences en marge des manifestations. "La violence, je l'ai toujours condamnée. Et je le ferai encore une fois. Ça ne sert à rien de tout casser, de mettre le feu et de donner les coups. Mais je me pose la question de savoir qui sont les gens qui viennent faire ça, parce qu'à chaque fois les lycéens sont désolés (...) Je ne crois pas à la violence en politique, je la condamne, elle se retourne toujours contre nous", a-t-il expliqué.

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