5 min de lecture Présidentielle 2017

VIDÉOS - Emmanuel Macron : 6 points à retenir de "L'Émission Politique"

ÉCLAIRAGE - Le candidat d'"En Marche !" a répondu aux questions de David Pujadas et Léa Salamé dans "L'Émission Politique".

Emmanuel Macron, le 6 avril 2017 dans "L'Émission Politique"
Emmanuel Macron, le 6 avril 2017 dans "L'Émission Politique" Crédit : Eric FEFERBERG / AFP
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

À seize jours de l'élection présidentielle, Emmanuel Macron arrive à égalité avec Marine Le Pen (23,5%) dans les intentions de vote, selon un sondage pour L'Express et BFMTV. Jean-Luc Mélenchon (17%) talonne François Fillon (19%). Le candidat d'"En Marche !" enregistre toutefois une baisse de deux points sur une semaine et celle du Front national recule d'un demi-point. Concernant sa cote de popularité, Emmanuel Macron est devancé par Jean-Luc Mélenchon (25% contre 38%), selon un sondage YouGov. Le candidat de la "France insoumise" a fait un bon de 14 points.

Selon Ségolène Royal, Benoît Hamon et Emmanuel Macron "auront vocation à converger". La ministre de l'Environnement a expliqué, sur CNews, que les deux candidats "sont venus me voir au début de leur campagne" et "c'est bien volontiers que je leur ai donné les conseils qui me paraissaient les plus judicieux".

1. "Pas le tic-tac droite-gauche"

Qu'est-ce que le "macronisme" ? Interrogé sur son programme dans L'Émission Politique, Emmanuel Macron se défend d'être le prolongement de la politique de François Hollande. "Ce que je porte, c'est une alternance profonde, pas le tic-tac droite-gauche. Je ne dis pas aux gens, je vous promets la grande revanche : 'avec moi, vous allez voir, ce que vous allez voir. On va massacrer ce qui s'est fait pendant cinq ans'. C'est ridicule. Je dis pour la première fois que je veux faire venir des gens de la société civile à la vie politique", explique le candidat à l'élection présidentielle.

Emmanuel Macron insiste sur le fait de vouloir "réconcilier des familles politiques qui partagent les mêmes valeurs et ne travaillent pas ensemble, à cause de la ligne Maginot qu'on a mis dans notre vie politique : les sociaux-démocrates, les écologistes raisonnables et européens, le centre, le centre-droit, les gaullistes-sociaux et la droite sociale, libérale et européenne". Le fondateur du mouvement "En Marche !" précise cependant que son mouvement politique "n'est pas une recyclerie".

2. "Il faut une intervention" en Syrie

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Les analyses effectuées sur les victimes d'une attaque présumée chimique en Syrie suggèrent qu'elles ont été exposées à du sarin, un puissant agent neurotoxique. Au moins 86 personnes, dont 30 enfants, ont été tuées lors d'un raid mené mardi dans une petite ville de la province rebelle d'Idleb (nord-ouest de la Syrie). Emmanuel Macron s'est dit favorable à une intervention militaire pour "sanctionner" le régime de Bachar al-Assad, si sa responsabilité est avérée dans l'attaque présumée à l'arme chimique en Syrie. "Si c'était confirmé c'est gravissime. Donc oui, il faut une intervention", a-t-il déclaré.

Il a ajouté : "Ma préférence c'est bien qu'il y ait une intervention sous l'égide des Nations Unies. La France a voulu en 2013 mener une intervention contre le régime de Bachar al-Assad (...) Il n'en est pas à son premier crime (...) Notre priorité ce sont les terroristes, donc on doit d'abord les éradiquer, on doit ensuite construire une solution politique, sortir Bachar al-Assad du jeu, mais dans un premier temps cette transition se fera avec lui". 

3. "Il faut fermer Fessenheim"

La promesse de François Hollande, faite en 2012, de fermer la centrale nucléaire de Fessenheim, n'arrivera pas. Le décret permettant l'arrêt de la centrale ne sera pas pris avant la fin de son mandat. EDF a obtenu, ce jeudi 6 avril, un délai à l'issue d'un conseil d'administration mouvementé. "Dès le début de mon quinquennat, si je suis élu, je lancerai les appels à projets parce qu'on va créer des emplois, grâce à cela. Il faut fermer Fessenheim. Je pense qu'il faut arrêter la marche avant et le recul sur cela (...) Il ne faut pas reculer (...) Je souhaite que l'on réduise la part du nucléaire et que l'on développe le renouvelable", explique le candidat. 

4. "Je ne suis l'otage de personne"

Les rumeurs laissaient envisager qu'un philosophe serait face à Emmanuel Macron. Mais il n'en est rien, l'invité mystère de L'Émission Politique est François Ruffin, l'une des figures du mouvement Nuit Debout. "Une campagne présidentielle n’est pas pour faire des propos d’estrade, faire des propositions qu’on ne peut pas tenir. Je ne me suis pas saisi des cas chauds de restructuration car c’est de la démagogie complète, ça a été fait il y a 5 ans, il y a 10 ans. Mon silence n’est pas une indifférence, mon silence est un refus de manipuler les situations. C'est trop facile ! Je vais vous dire : avec moi on ne fermera pas". Il fait référence à l'annonce de la fermeture de l'usine Whirpool. 
 
"Vous êtes un homme de convictions, on peut ne pas avoir les mêmes. Vos combats, ce sont vos combats. Soyez gentil avec moi. Je n'ai pas les mêmes combats que vous, mais je suis aussi libre que vous. Je n’ai pas de leçons à recevoir de liberté. Dans la vie, j’ai su dire non, je ne suis l’otage de personne et je ne sers personne. Cette dignité je l’ai à égal avec vous. Sur Whirlpool, je suis favorable à ce qu’on demande la restitution de toutes les aides d’intervention, je veillerai à ce qu'elles soient restituées quand une entreprise ferme", a répondu Emmanuel Macron.

5. "Quand on préside, on n'est pas le copain des journalistes"

Emmanuel Macron a été interrogé sur la médiatisation de sa vie privée et les nombreuses unes de Paris Match sur lui et son épouse Brigitte Macron. "Un président n’est pas quelqu’un qui est normal dans ses fonctions, qu’on le veuille ou non. Nos concitoyens, ce n’est pas ce qu’ils lui demandent. C’est quelqu’un qui prend des décisions difficiles, qui est confronté à des choses graves et profondément difficiles qui doit conduire l’action du pays en Europe et à l’international. J’assume totalement que je serai un président engagé, mais qui sait aussi déléguer, qui n’est pas en charge de l’anecdote, qui ne sera pas tout le temps devant les caméras, qui prend une distance. Le président préside, mais il ne gouverne pas", explique le candidat d'"En Marche !"..

Il ajoute : "Un président préside et j'aurai cette distance avec la vie médiatique. Je considère que le problème des derniers quinquennats a été une trop grande proximité avec les journalistes. Je pense qu'en particulier, quand on préside, on n'est pas le copain des journalistes".

6. "Je ne suis pas dans la noblesse d'État"

Bruno Retailleau, fidèle de François Fillon, a débattu avec Emmanuel Macron dans L'Émission Politique. Interrogé sur Notre-Dame-des-Landes, le candidat à l'élection présidentielle explique qu'il souhaite faire "respecter le vote, de le faire avec ma méthode. Il y a une situation d'ordre public sur le terrain impossible. Je nomme un médiateur parce que je pense que ça peut faire descendre la pression. Je le nomme pour six mois maximum et après je ferai évacuer la zone. Je ne suis pas un Tartarin de Tarascon (...) Allez faire un Sivens puissance dix. J'arrive, je regarde la situation et j'essayerai d'apaiser les choses".

L'ancien ministre de l'Économie est revenu sur son parcours. Il assure ne pas "être un rebelle". "Mon parcours je l'ai fait. Je ne suis pas dans la noblesse d'État. Je suis né à Amiens, dans ma famille personne n'était allé à l'ENA et monté à Paris. Je suis le fruit de mon travail (...) J'ai travaillé et j'en suis fier. Contrairement à d'autres, quand je n'ai pas été d'accord avec le système, j'ai démissionné du gouvernement", a-t-il expliqué.

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