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VIDÉOS - Benoît Hamon : 6 points à retenir de "L'Émission Politique"

ÉCLAIRAGE - Le candidat de la gauche a répondu aux questions de David Pujadas, ce jeudi 9 mars, sur les divisions du Parti socialiste, le revenu universel et le burn-out.

Benoît Hamon dans "L'Émission Politique" de France 2, le 9 mars 2017
Benoît Hamon dans "L'Émission Politique" de France 2, le 9 mars 2017
Crédit : GABRIEL BOUYS / AFP
Marie-Pierre Haddad

Contesté par une partie du Parti socialiste, malmené par François Hollande... Benoît Hamon veut relancer sa campagne électorale. Le candidat de la gauche participe une seconde fois à L'Émission Politique de France 2, ce jeudi 9 mars. Plus tôt dans la journée, il s'est affiché aux côtés de Bernard Cazeneuve qui lui rendu visite dans son QG de campagne. 

Le premier ministre a rappelé à l'ordre le candidat : "Je suis venu ici à la demande de Benoît Hamon (...) après avoir dit à plusieurs reprises ma disponibilité dans cette campagne pour être utile. J'ai (...) dit à Benoît Hamon ce que je lui ai toujours dit franchement. Nous sommes à un moment où il faut rassembler, et rassembler tous ceux qui sont déterminés à lutter contre le Front national, et en ce qui concerne le candidat investi par la primaire, il faut rassembler toute sa famille politique".

1. "Je représente ma famille politique"

Benoît Hamon tente de rassembler derrière son programme et adresse un message direct aux membres du Parti socialiste qui menacent de se rallier à Emmanuel Macron. "Je veux tourner la page des recettes du passé qui ont toujours échoué, pour incarner un futur désirable. J'ai une légitimité, celle que 2 millions d'électeurs de gauche qui ont choisi un candidat, un projet, une aspiration et un espoir. Je représente ma famille politique", défend-t-il. . 

Le candidat affirme avoir appris à se "battre pour le bon et le mauvais y compris quand le vent est mauvais et quand, comme aujourd'hui l'extrême droite menace d'arriver au pouvoir". Il insiste alors que le fait qu'il va "continuer à convaincre, à rassembler (...) les jeunes actifs, les agriculteurs, les retraités". Il conclut alors en déclarant : "Si certains déguerpissent, soit, mais ma responsabilité est d'abord vis-à-vis du peuple de gauche, le devoir d'être au second tour de l'élection présidentielle et de l'emporter".

2. Fillon pas "le mieux qualifié" pour "battre" Le Pen

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L'ancien ministre de l'Éducation charge Marine Le Pen, François Fillon et aussi Emmanuel Macron dès les premières minutes de l'émission. "En mai prochain, il y aura un ou une président de la République. Cela peut être le projet de Marine Le Pen, c'est-à-dire le futur le plus sinistre et le désordre. Je considère que pour la battre, ce n’est certainement pas François Fillon qui le mieux qualifié. Lui dont le projet a pavé les marches qui font que le programme de Marine Le Pen est légitime là où elle ne l'était pas auparavant", indique-t-il. 

Il poursuit en expliquant que le projet de Macron n'est pas le bon. "Partout où il y a eu libéralisation, tout cela a servi de marche pied à l’extrême droite, partout dans l’Europe", affirme-t-il. Benoît Hamon souhaite "incarner un projet clair, limpide, reconnaissable, identifiable dans lequel pas seulement vous, mais les Français se reconnaissent. C’est une option qu’on veut prendre car on veut que notre monde soit solidaire et plutôt que désordonné, on veut se préoccuper de notre santé, de ce que l'on respire plutôt que le contraire".

3. "Le revenu universel est une mesure de pouvoir d'achat"

Interrogé sur la modification de son revenu universel, Benoît Hamon affirme que "le revenu universel est une mesure de pouvoir d'achat pour les travailleurs et un dispositif de lutte contre la pauvreté". Il rappelle vouloir mettre en place cette mesure "étape par étape". "La première était de dire que nous automatiserons le versement RSA et ouvrirons le revenu universel aux 18-25 ans, explique-t-il avant d'ajouter qu'il sera de 600 euros quand on n'a rien, puis il sera dégressif". 

Benoît Hamon montre ensuite à l'écran une fiche de paie. "Pour une assistante maternelle, aide soignante à mi-temps, pour un agriculteur payé entre 350 et 600 euros, la somme perçue en plus en net serait de 397 euros. Donc, ce sera 973 euros au lieu de 576 euros. Pour un couple au Smic, le gain serait de 386 euros. Pour un étudiant, le gain sera de 500 euros". 

4. 3,2 millions de Français exposés à un risque sévère de burn-out

Thierry Marx est l'invité mystère de L'Émission Politique. Le chef cuisinier qui avait nié faire partie du mouvement d'Emmanuel Macron, a questionné le candidat sur son programme sur le travail. Benoît Hamon estime que le travail "c'est être utile, c'est se réaliser, c'est prendre du plaisir". Mais le candidat indique qu'il existe "l'envers du décor". "Il y a un nouveau phénomène qui n'est pas forcément celui que l'on croisera, encore que peut être pas dans les cuisines, c'est le phénomène de l'apparition des pathologies psychiques au travail (...) Le chiffre est alarmant. 3,2 millions de Français seraient exposés à un risque sévère de burn-out".

5. "J'interdirai ce qui met en danger la vie des enfants"

Face à Pierre Bot, un céréalier-maraîcher et membre de la FNSEA, Benoît Hamon déclare : "J'interdirai ce qui met en danger la vie des enfants (...) Je considère que quand l'on a un soupçon de dangerosité et que l'on constate que beaucoup trop de pubertés précoces chez les enfants, quand on voit un développement des maladies chroniques (...) il faut agir".

Sur l'utilisation des pesticides, le candidat de la gauche indique que les "sols sont largement pollués par les pesticides". "Je ne propose pas la rupture brutale (...) Je n’ai pas vu un paysan me dire qu’être exposé aux pesticides est bon pour la santé. La question est : peut-on se permettre ce qui pourrait être un scandale sanitaire pour les agriculteurs, mais aussi pour ceux exposés de près ou de loin comme les écoles à proximité des zones d'épandage par exemple".

6. Wauquiez, "un joli hologramme de Marine Le Pen"

Laurent Wauquiez, vice-président des Républicains, interroge Benoît Hamon sur ses propos concernant la diffusion d'un reportage à Sevran. Le gérant d'un café explique que "dans ce café, il n'y a pas de mixité. "dans ce café, il n'y a pas de mixité. On est à Sevran, on n'est pas à Paris. T'es dans le 93 ici. C'est des mentalités différentes, c'est comme au bled".

Benoît Hamon explique : "C'est nouveau cette forme de passion que vous avez pour l'égalité femmes-hommes. Que le sexisme serait apparu, le jour où les musulmans seraient sur la terre de France. Et bien non, il était là avant et il sera là après. Je me suis engagée très concrètement dans l'Éducation nationale pour faire en sorte que tous les professeurs lors de leur formation initiale, soit formés à la réalité du sexisme, que les enseignants disposent d'une mallette pédagogique pour faire face à cette réalité". L'ancien ministre attaque Laurent Wauquiez : "Vous êtes un joli hologramme de Marine Le Pen" et reproche aux Républicains d'avoir fait de ces questions "un fonds de commerce".

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