2 min de lecture Attentat à Nice

VIDÉO - Attentat à Nice : "Si nous ne tuons pas l'islamisme, c'est lui qui nous tuera" pour Marion Maréchal-Le Pen

La députée du Vaucluse (FN) a fustigé la droite et la gauche après l’attentat qui a fait 84 morts sur la Promenade des Anglais le 14 juillet dernier.

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Réaction de Marion Maréchal-Le Pen à l'attentat islamiste de Nice Crédit Image : ALAIN ROBERT/SIPA |
Geoffroy Lang
Geoffroy Lang

"Chers compatriotes, l’islamisme a encore frappé", assène Marion Maréchal-Le Pen en préambule d’une allocution filmée de près de 5 minutes. Dans cette vidéo, la députée frontiste du Vaucluse adopte un ton très dur, voire guerrier par moment, pour mettre en accusation la droite et la gauche après l’attentat perpétré par un Tunisien de 31 ans sur la Promenade des Anglais à Nice, le 14 juillet dernier. L'attaque revendiquée par Daesh a fait au moins 84 morts, alors que plus de cinquante blessés sont encore dans un état critique.

"Il n’est plus l’heure des marches blanches, des bougies, des ‘je suis Nice’", assène la conseillère régionale de la région PACA, "l’histoire dorénavant  s’écrira en ces termes : si nous ne tuons pas l'islamisme, c'est l’islamisme qui nous tuera". La nièce de Marine Le Pen durcit encore le ton et somme la population de prendre parti : "lorsqu’un ennemi nous déclare la guerre, il n’y a pas de neutralité possible. Soit vous êtes avec nous contre l’islamisme, soit vous êtes contre nous avec l’islamisme. Ceux qui choisissent le statut quo, l’immobilisme, ou le silence, deviennent de fait les complices de nos ennemis."

L’allocution de la députée frontiste prend ensuite la tournure d’un réquisitoire marquée par les thématiques habituelles du Front national. Sont mis en accusation "ceux qui ont mis tous leurs efforts à faire disparaître nos frontières", "le gouvernement socialiste de Manuel Valls et ceux qui l’ont précédé" ou encore "ceux tels Nicolas Sarkozy, qui ont supprimé 12.500 postes de policiers et gendarmes, et 54.000 postes de militaires".

L'UOIF, nouvelle cible de prédilection du Front national

Si la rhétorique belliciste de Marion Maréchal-Le Pen ne s’inscrit pas en rupture totale avec le discours du gouvernement - François Hollande, Manuel Valls ou encore Bernard Cazeneuve ayant répété à plusieurs reprise que la France était “en guerre contre le terrorisme", mais le ton accusateur de cette intervention a franchi un nouveau pallier. Alors que l’Union des Organisations Islamiques de France (UOIF) est attaquée depuis plusieurs mois par le Front national, "les élus français qui prennent le risque de traiter avec [l’UOIF] doivent être dénoncés" assène la députée.

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Lors d’une conférence de presse organisée au siège du FN à Nanterre samedi 16 juillet, Marine Le Pen avait tenu un discours similaire. "Une telle crise doit nous amener à dire : Hollande, Valls, Cazeneuve, Sarkozy, et consorts, plus jamais ça, plus jamais eux, plus jamais une telle incapacité, plus jamais un tel renoncement au pouvoir", a lancé la présidente du Front national, plaidant pour "éradiquer l'islamisme radical".

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