2 min de lecture Alexandre Benalla

VIDÉO - Affaire Benalla : Philippe fustige "l'instrumentalisation politique"

En répondant aux députés qui ont déposé deux motions de censure contre son gouvernement, le Premier ministre a fustigé une "instrumentalisation politique" de l'affaire Benalla par les membres de l'opposition.

Édouard Philippe a répondu aux députés qui ont déposé deux motions de censure contre son gouvernement, mardi 31 juillet.
Édouard Philippe a répondu aux députés qui ont déposé deux motions de censure contre son gouvernement, mardi 31 juillet. Crédit : GERARD JULIEN / AFP
Camille Schmitt
Camille Schmitt
Journaliste

Édouard Philippe n'a pas mâché ses mots face aux députés. Le Premier ministre s'est exprimé ce mardi 31 juillet à l'Assemblée nationale, répondant aux députés qui ont déposé deux motions de censure contre son gouvernement après les révélations sur Alexandre Benalla. À cette occasion, il a fustigé "l'instrumentalisation politique" autour de ce qu'il appelle une "soi-disant affaire".

D'après le Premier ministre, gauche et droite ne savent plus quoi faire pour "atteindre le président de la République". Faute de trouver "matière à une mise en cause personnelle" d'Emmanuel Macron, les commissions d'enquête ont, selon lui, dévié de leur objet initial, la gestion de l'affaire Benalla, et ont préféré parler des modalités de la campagne présidentielle ou de l'organisation interne de la présidence.

Le chef du gouvernement a notamment insinué que les commissions d'enquête de l'Assemblée nationale et du Sénat n'avaient plus lieu d'être, invoquant une ordonnance de 1958. D'après ce texte, "la mission d'une commission d'enquête prend fin dès lors qu'une information judiciaire relative aux faits qu'elle est chargée d'enquêter est ouverte". Or, une information judiciaire a effectivement été ouverte contre Alexandre Benalla le 22 juillet, trois jours après l'ouverture de la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.

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"Sanction, il y a eu"

Édouard Philippe a d'ailleurs pointé du doigt les "fautes individuelles" dans cette affaire, qui n'est "pas une affaire d'État". Pour lui, "ce qui devait être fait l'a été" : une première sanction avait été prise 4 jours après les violences commisses par Alexandre Benalla, à savoir une suspension de deux semaines avec retrait de salaire et l'affectation à des fonctions administratives à l'Élysée.

Puis, "lorsque de nouveaux éléments sont apparus", révélés par Le Monde le 18 juillet, une procédure de licenciement a été lancée à l'encontre de cet ex-chargé de mission. Le Premier ministre n'a pas manqué de rappeler que la réaction de l'Élysée a été bien plus rapide que lors de l'affaire Cahuzac, qui avait subi des sanctions plusieurs mois après les révélations de fraude fiscale.

Des "motions de blocage"

Le Premier ministre a également accusé les députés de l'opposition de vouloir délibérément bloquer le travail de l'Assemblée nationale. "Vos mentions de censure ne sont rien d'autre que des motions de blocage", s'est-il exclamé. Les oppositions chercheraient à "ralentir le rythme de transformation du pays" en déposant ces motions.

Il en a profité au passage pour défendre les avancées obtenues par son gouvernement, en citant les 41 textes adoptés par le Parlement depuis le début du quinquennat. "Nous ne ralentirons pas, nous ne lâcherons rien, nous irons jusqu'au bout de notre projet", a-t-il défendu. 

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