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Valérie Pécresse votera la loi Renseignement mais veut une clause de revoyure

INVITÉE RTL - La députée des Yvelines soutient le texte rédigé par le gouvernement mais souhaite instaurer une clause de revoyure.

Valérie Pécresse, invitée de RTL, le 21 avril 2015
Valérie Pécresse, invitée de RTL, le 21 avril 2015
Crédit : Alice Beckel / RTL.fr
Valérie Pécresse est l'invité de RTL 21 avril 2015
07:30
L'invité de RTL du 21 avril 2015
07:29
Benjamin Hue
Benjamin Hue

Une question de "cohérence personnelle". La députée UMP des Yvelines Valérie Pécresse a affirmé mardi 21 avril sur RTL qu'elle votera la loi sur le Renseignement défendue par le Premier ministre Manuel Valls et portée par le député socialiste Jean-Jacques Urvoas. "C'est une loi utile. Elle apporte davantage de protection et donne un cadre légal aux pratiques des services de renseignement", explique-t-elle au micro de Jean-Michel Aphatie.

Une position également motivée par "les garde-fous supplémentaires apportés pendant le débat parlementaire", ajoute-t-elle, soulignant la "présence de l'opposition dans la future commission de contrôle". 

L'élue francilienne, qui briguera la tête de la région Île-de-France au mois de décembre prochain, salue au passage l'initiative de François Hollande qui a annoncé dimanche qu'il allait déférer le texte au Conseil constitutionnel pour garantir sa conformité à la loi. "J'avais moi-même l'intention de le faire", assure-t-elle, précisant qu'elle prévoyait tout de même de demander l'instauration "d'une clause de revoyure tous les deux ans pour vérifier qu'il n'y a pas de dérives de la loi".

NKM pour, Devedjan inquiet

Sur France Info, Nathalie Kosciusko-Morizet, vice-présidente déléguée de l'UMP, a tranché: "Il fallait une loi". "Il y a une espèce de zone grise aujourd'hui dans laquelle les services secrets agissent, sans encadrement". "Il faut savoir ce que l'on veut : on ne fait pas la guerre avec les moyens de la paix et on est dans une forme de guerre contre les terroristes". "Cette situation rend légitime de déplacer un peu le curseur" entre "la sécurité et les libertés", a jugé NKM.

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Dans une tribune au Figaro, l'ex-ministre Devedjian a au contraire lancé un cri d'alarme à propos d'un projet qu'il juge "dangereux et à ne pas mettre entre toutes les mains". À ses yeux, "l'affaire est si grave qu'elle mérite en fait un débat public devant le Conseil constitutionnel qui devrait agir non plus comme un conseil, mais comme une cour de justice". "De contrôles sociaux en contrôles sociaux, de sécurités en sécurités, la surveillance de masse s'installe et la liberté individuelle s'efface, alors que  sa protection est la première légitimité de l'organisation de la société", estime l'élu des Hauts-de-Seine, avocat de profession

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