2 min de lecture Mariage pour tous

Un député UMP parle d'enfants "prisonniers" de leurs parents homosexuels

Le député UMP du Touquet Daniel Fasquelle souhaite permettre aux enfants "prisonniers d'une filiation avec les couples homosexuels" de remettre en cause leur lien de filiation. Il regrette aujourd'hui le terme "prisonniers " mais ne retire rien du fond de sa proposition.

Daniel Fasquelle, député UMP du Pas-de-Calais, le 24 novembre 2010 à l'Assemblée nationale (archives)
Daniel Fasquelle, député UMP du Pas-de-Calais, le 24 novembre 2010 à l'Assemblée nationale (archives) Crédit : AFP / LIONEL BONAVENTURE
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

Daniel Fasquelle fait son mea culpa. Chargé par Nicolas Sarkozy d'écrire une proposition de loi alternative à la loi Taubira sur le mariage pour tous, le député-maire UMP du Touquet a indiqué dimanche à Metronews avoir proposé que les enfants "prisonniers d'une filiation avec des couples homosexuels" puissent la contester à leur majorité pour "rétablir une filiation avec leur(s) parent(s) biologiques". 

Il s'excuse pour l'emploi du terme "prisonniers"

Face à la vague de protestation déclenchée par la proposition, et surtout par l'emploi du terme "prisonniers", l'élu du Pas-de-Calais a initié un début de volte-face dimanche soir. Daniel Fasquelle a d'abord précisé sa pensée en expliquant que sa proposition concernait n'importe quel enfant avant de s'excuser pour le mot "prisonnier", indiquant qu'il ne figurait pas, ainsi que sa proposition, dans le texte qu'il a déposé vendredi à l'Assemblée nationale.

Mais il ne retire pas sa proposition

L'élu s'est également justifié dans un communiqué adressé à la Voix du Nord. "J'ai utilisé à ce sujet l'expression d'un enfant prisonnier de sa filiation. Si elle a pu choquer, je la retire immédiatement, car je ne veux blesser personne".

Mais il a également enfoncé le clou, ne retirant rien du fond de sa proposition, en défendant "l'hypothèse où un enfant pourrait connaître sa mère ou son père biologique et vouloir établir une filiation avec elle ou lui à sa majorité. En faisant le choix de l'adoption plénière plutôt que de l'adoption simple, la loi empêche définitivement l'enfant d'établir ce lien". 

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Sur son blog, il précise que "même si le cas est rare, il faut être attentif aux enfants adoptés qui voudraient établir une filiation avec leur père où mère biologique en cas d'adoption plénière". Il assure avoir seulement "évoqué cette question lors d'un échange téléphonique avec un journaliste qui [l]'interrogeait sur ce point".

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