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UMP : Estrosi prend ses distances avec Sarkozy et Fillon

Christian Estrosi, le maire UMP de Nice, a tenu à s'éloigner de Nicolas Sarkozy et François Fillon dans la presse, alors qu'il est candidat à la primaire de son parti.

Le maire de Nice Christian Estrosi, le 29 janvier 2014 à Paris
Le maire de Nice Christian Estrosi, le 29 janvier 2014 à Paris Crédit : AFP / FRED DUFOUR
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La rédaction numérique de RTL
et AFP

Alors que Christian Estrosi est parfois considéré comme un faux nez de Nicolas Sarkozy dans sa stratégie de reconquête de la droite, le député-maire de Nice se défend d'être un "Sarko béat" dans les colonnes de Nice Matin ce samedi 28 juin. Il prend aussi ses distances avec François Fillon, qu'il avait rallié au moment de la lutte contre Jean-François Copé.

Commentant le bilan de son ancien mentor, celui qui est candidat à la primaire pour 2017 dans son camp assène : "Des promesses ont été oubliées. On n'a pas pris les mesures révolutionnaires pour que la France du numérique gagne sur la France des privilèges, que la France du travail gagne sur celle de l'assistanat, que la France des PME gagne sur la France du CAC 40".

"On n'a pas assez protégé nos produits en Europe. J'ai voulu un crédit impôt innovation, on me l'a refusé. La plus grande erreur a sans doute été l'ouverture", déclare encore l'ancien ministre de l'Industrie.

Estrosi conditionne son éventuel retrait pour Sarkozy

Alors qu'il avait assuré qu'il retirerait sa candidature à la primaire si Nicolas Sarkozy se présentait, Christian Estrosi n'en est plus aussi certain. "S'il (Sarkozy) se retrouve à 100% sur ces positions, je me retirerai. Mais je n'ai pas le sentiment, lorsque j'entends quelques-uns de ses commentaires, qu'il soit déterminé à laisser de côté le mode de gouvernance qui était le sien", affirme le maire de Nice.

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Concertant François Fillon, il déclare : "On a longtemps dit qu'(il) était un gaulliste social. Sauf qu'aujourd'hui, il se déclare libéral. Moi, je reste gaulliste dans la lignée de Colbert, Bonaparte, Napoléon III et De Gaulle". Il se dit "en profond désaccord" avec l'ancien Premier ministre lorsqu'il dit "qu'il ne faut pas baisser les impôts", appelant pour sa part à "redonner du pouvoir d'achat aux Français" pour relancer la croissance.

Christian Estrosi demande en outre à François Fillon - comme lui candidat à la primaire - de dire avant le 15 juillet s'il postule également à la tête de l'UMP. "Il a le devoir de décider".

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