1 min de lecture Jean-François Copé

UMP : Copé favorable à des "primaires" pour la Présidentielle de 2017

En cas de défaite dimanche, l'UMP pourrait se retrouver orpheline d'un leader. Or, une élection présidentielle se prépare longtemps à l'avance. Le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, a donc estimé vendredi que l'organisation de primaires au sein de l'UMP pour désigner son candidat à l'élection présidentielle de 2017 était "une évidence". C'est une évolution notable sur le sujet, car le numéro un de l'UMP s'était montré l'un des plus vifs pourfendeurs de la primaire organisée par le PS à l'automne dernier.

Un changement de position

"Des primaires à l'UMP ? C'est écrit, tout le monde l'a intégré. C'est une évidence. Il n'y a pas de débat sur ce sujet. A chaque fois que ce ne sera pas l'un des nôtres qui sera à l'Elysée", ou que le président ne pourra pas se représenter, "il y aura des primaires", a confié Jean-François Copé vendredi devant quelques journalistes.
  
A l'automne dernier, le numéro un de l'UMP s'était montré - avec le président Nicolas Sarkozy, pour qui cette procédure est contraire à l'esprit de la Ve République - extrêmement critique envers la primaire PS. A l'inverse, d'autres responsables de la majorité, comme le Premier ministre François Fillon, avaient salué un "processus moderne".
  
"Je n'ai jamais rien eu contre le principe des primaires. Je trouvais juste pas malin de parler de ce sujet pendant les primaires du PS", s'est défendu Jean-François Copé.
  
Se disant toujours confiant dans la victoire du président-candidat de l'UMP - "Ça peut tout à fait le faire" -, il a estimé que "jusqu'à la dernière minute, il peut y avoir une surprise".
  
L'UMP, explosion ou recomposition ?

Jean-François Copé est également revenu sur son annonce d'autoriser les "sensibilités" du parti à s'organiser en "mouvements", un fonctionnement prévu dans les statuts de l'UMP mais refusé par ses dirigeants successifs (Alain Juppé, Nicolas Sarkozy, Patrick Devedjian et Xavier Bertrand) depuis sa création en 2002.

"Les centristes et les libéraux sont très favorables à cette organisation, la Droite populaire aussi, tout comme Alain Juppé et François Fillon", a-t-il souligné, disant avoir été "convaincu" de la nécessité de cette évolution par son adjoint Hervé Novelli (libéral).

Le fait que François Bayrou (MoDem) se soit rallié à François Hollande (PS) "vient plutôt renforcer les centristes de l'UMP de rester à l'UMP", a-t-il affirmé. "J'ai une offre pour eux, adossée à la crédibilité que j'ai acquise" en termes de respect de la diversité au sein du parti.
  
En tant que numéro un de l'UMP, il n'animera "bien sûr" pas de mouvement à lui mais veillera au "rassemblement" et à la "ligne politique". "Je ne veux pas être l'homme de la synthèse car c'est la synthèse des idées des autres", a-t-il prévenu.
  
Les mouvements jouiront d'une autonomie financière comme le prévoient les statuts. En revanche, Jean-François Copé est beaucoup moins allant sur le fait qu'ils puissent "se compter".
  
Il a confirmé que lundi à 15h30, il réunirait un bureau politique extraordinaire de l'UMP pour "tirer les conséquences de la présidentielle et lancer la campagne des législatives" de juin.

Un comité national de campagne sera à cette occasion entériné pour diriger collégialement cette campagne, sous sa houlette. Il devrait comprendre "15 à 20" personnes, dont François Fillon, Alain Juppé, Jean-Pierre Raffarin ou encore Xavier Bertrand.

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