2 min de lecture Marine Le Pen

Tweets de Marine Le Pen : la présidente du Front national assume ses publications sur l'État islamique

REPLAY - Malgré l'ouverture d'une enquête préliminaire après le signalement de ses tweets par le gouvernement, Marine Le Pen assume la diffusion de ces "images violentes".

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Marine Le Pen assume la publication des images d'exactions de l'État islamique Crédit Image : AFP | Crédit Média : Dominique Tenza | Durée : | Date : La page de l'émission
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Dominique Tenza et Julien Quelen

Tout juste relaxée par le tribunal correctionnel de Lyon dans l'affaire des prières de rue comparées à l'Occupation nazie, Marine Le Pen pourrait de nouveau avoir affaire à la justice. Après la publication d'images extrêmement violentes de l'État islamique pour répondre à une comparaison entre le groupe jihadiste et son parti faite par un journaliste, le parquet de Nanterre a ouvert une enquête préliminaire pour "diffusion d'images violentes" à l'encontre de la présidente du Front national. 

Mercredi 16 décembre, alors qu'elle n'y siège pas, Marine Le Pen s'est donc encore une fois invitée en plein débat à l'Assemblée nationale. Interrogé par un député sur les photos choquantes publiées par la présidente du Front national, le ministre de l'Intérieur s'est montré impitoyable. "Elles sont les photos de la propagande de Daesh, a ainsi lancé Bernard Cazeneuve dans l'hémicycle. Une abjection, une abomination et une véritable insulte pour toutes les victimes du terrorisme, pour toutes celles et tous ceux qui sont tombés sous le feu et la barbarie de Daesh".

Les images n'ont pas été retirées

Le ministre de l'Intérieur a par ailleurs annoncé avoir saisi la plateforme pharos chargée de recueillir et de gérer tous les contenus illicites publiés sur internet. Dans le cas présent,  il s'agit donc de ces photos extrêmement violentes où l'on peut voir un homme en train d'être écrasé par un char, un autre brûlé vif dans une cage et un troisième dont la tête coupée est posée sur son corps gisant. Des images insoutenables qui circulent d'habitude sur les comptes de jihadistes. 

Marine Le Pen les a publiées sans les flouter, permettant ainsi à ses 835.000 abonnés de les voir dans la foulée. Ce mercredi soir, les photos sont toujours présentes sur son compte Twitter et Marine Le Pen assume, en précisant bien qu'elle publie ces photos pour dénoncer ce que fait Daesh. La présidente du Front national ne risque donc a priori pas grand chose sur le plan judiciaire et a le soutien, sans surprise, des principaux dirigeants de son parti.

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