3 min de lecture Benoît Hamon

Trappes : après les violences, le débat devient politique

Entre condamnations et mises en garde, plusieurs personnalités politiques ont réagi aux violences survenues à Trappes dans la nuit de vendredi à samedi.

studio-rtl
La rédaction numérique de RTL

Vendredi soir, plusieurs centaines de personnes ont affronté les forces de l'ordre à Trappes, dans les Yvelines. Elles entendaient protester contre l'interpellation d'un homme, jeudi, qui aurait attaqué des policiers après que ceux-ci aient décidé de contrôler sa compagne vêtue d'un voile intégral. 

La rédaction vous recommande

Valls condamne fermement les violences

Peu après, le débat a débarqué sur le terrain politique. "Aucune raison ne justifie ces violences, elles sont inacceptables", a ainsi déclaré Manuel Valls en marge d'un déplacement à Marseille, samedi matin.

"L'ordre public est rétabli, il sera rétabli à Trappes (...) Des effectifs nombreux sont déployés et resteront déployés toute cette fin de semaine", a ajouté le ministre de l'Intérieur avant de dénoncer, une nouvelle fois, les agissements de la veille. "S'en prendre aux forces de l'ordre, aux institutions, aux biens publics n'a aucun sens, ne règle aucun problème et est inadmissible", a-t-il affirmé. 

À lire aussi
Emmanuel Macron lors de son meeting à la Bercy Arena en avril 2017 lors de la campagne présidentielle présidentielle 2017
Présidentielle 2017 : la plainte d'Anticor envers plusieurs candidats classée sans suite

La condamnation des actes de violences a été partagée par Benoît Hamon, qui a réagi samedi matin sur Twitter.

De son côté, Jean-Christophe Cambadélis est allé plus loin en avertissant sur l'usage que pourrait faire le Front national de ces événements. "Le port du niqab est une provocation qui doit être traitée comme telle. Mais le contrôle musclé ne règle rien à l’affaire", a-t-il écrit sur son blog

Le contrôle musclé ne règle rien à l’affaire

Jean-Christophe Cambadélis
Partager la citation

"Ce qui court sur la toile illustre la dérive des continents entre une partie de la jeunesse d’origine musulmane qui ne supporte plus l’ignorance, la stigmatisation, et une partie de la France qui refuse de se reconnaître dans le métissage. La surmédiatisation des méfaits en marge du drame de Brétigny est illustratrice du climat français sur lequel prospère le Front national et quelques extrémistes", a jugé le député PS De Paris.  

Marine Le Pen, justement, s'est invitée dans le débat. "On notera qu'une nouvelle fois ces émeutes sont liées à la montée d'un communautarisme délétère exacerbé par une immigration de masse", a jugé la présidente du Front national dans un communiqué.

"Ces scènes d'émeutes se multiplient depuis des années, aussi bien sous les gouvernements UMP que PS", ajoute-t-elle. "La République française a le bras beaucoup trop mou : du fait du laxisme des différents gouvernements, elle est en train de perdre son bras de fer avec les voyous, les islamistes et les caïds", a encore affirmé Marine Le Pen. 

La République française a le bras beaucoup trop mou

Marine Le Pen
Partager la citation

L'UMP a également vivement réagi. Le gouvernement "doit avoir le courage de faire preuve de sévérité face à des voyous qui ne respectent rien et qui insultent les lois de la République", a ainsi commenté l'ancien ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux dans un communiqué.

Rien ne saurait excuser cette violence, inouïe et inédite, dans l'histoire de notre pays

Éric Ciotti
Partager la citation

Même tonalité du côté d'Éric Ciotti. "Cette violence appelle de lourdes sanctions", a écrit le député des Alpes-Maritimes dans un communiqué. "Rien ne saurait excuser cette violence, inouïe et inédite, dans l'histoire de notre pays, contre les symboles de la République, à savoir la police nationale", a-t-il ajouté. 

D'autres membres de l'UMP sont également intervenus viaTwitter, à l'image de Christian Estrosi et Valérie Pécresse. 

Six personnes ont été interpellées à la suite de ces violences. Un garçon de 14 ans a été grièvement blessé à l'œil par un projectile au cours de ces échauffourées. Samedi, le procureur le procureur de la République de Versailles, Vincent Lesclous, a précisé que le compagnon de la femme voilée avait tenté d'étrangler un policier. 

>
Yvelines : échauffourées devant le commissariat de Trappes 20-07-2013
La rédaction vous recommande
Lire la suite
Benoît Hamon Brice Hortefeux Christian Estrosi
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants
article
7763291915
Trappes : après les violences, le débat devient politique
Trappes : après les violences, le débat devient politique
Entre condamnations et mises en garde, plusieurs personnalités politiques ont réagi aux violences survenues à Trappes dans la nuit de vendredi à samedi.
https://www.rtl.fr/actu/politique/trappes-apres-les-violences-le-debat-redevient-politique-7763291915
2013-07-20 13:43:55