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Transparence : ce que révèlent les déclarations d'intérêts des parlementaires

ÉCLAIRAGE - A priori rien d'illégal dans les déclarations d'intérêts des 900 parlementaires publiées ce jeudi 24 juillet sur Internet. Mais les montants des revenus annexes de certains, ou le nom de leurs collaborateurs, ne passent pas inaperçus.

Les déclarations d'intérêts des parlementaires sont disponibles en ligne sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique
Les déclarations d'intérêts des parlementaires sont disponibles en ligne sur le site de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique
Marion Dautry
Marion Dautry

Pour la première fois en France, les revenus hors politique et la liste des collaborateurs des parlementaires (Assemblée nationale et Sénat), sont accessibles au grand public. La Haute autorité pour la transparence de la vie publique vient de publier sur Internet 900 déclarations d'intérêts, destinées à éviter les conflits d'intérêts.

Quelques gros revenus venus du secteur privé

A priori rien d'illégal dans toutes ces déclarations, mais certains parlementaires font état de revenus annexes conséquents. C'est le cas du député UMP Olivier Dassault, président du Conseil de surveillance de la société Dassault, qui a touché plus de 350.000 euros en plus de ses indemnités parlementaires en 2013, et 
plus de 3 millions d'euros en dividendes.

L'avocat Jean-François Copé, extrêmement précis dans sa déclaration, a gagné en 2012 313.000 euros bruts, soit plus de 26.000 euros par mois. Son collègue Lionel Tardy, lui, reste patron d'une petite société informatique : 2.500 euros par mois. Rien d'affolant pour le député socialiste Sébastien Denaja, qui ne veut pas d'une "Assemblée de fonctionnaires".

"Il faut que toutes les professions soient représentées au Parlement. Je crois qu'il ne faut pas jeter l'opprobre sur des gens parce qu'ils sont issus de professions libérales, où ils ont pu très bien gagner leur vie et continuer à bien la gagner parce qu'ils ont maintenu leur activité, souvent pour sauver l'emploi de leur cabinet... Moi ça me paraît tout à fait normal", assure-t-il.

Collaborateurs familiaux et conflits d'intérêts

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Près de 20% des députés emploient un membre de leur famille : le frère du député EELV Sergio Coronado, la femme de Patrick Devedjian, le fils de Claude Goasguen... Leurs salaires sont cependant plafonnés, ne pouvant dépasser la moitié de l'enveloppe dédiée aux collaborateurs, soit 4.700 euros bruts par mois.

Tout ce "voyeurisme", comme l'avait qualifié le député PS Claude Bartolone, a pour but d'éviter les conflits d'intérêts. Car 10% des parlementaires exercent une activité privée à côté de leur mandat. "J'ai travaillé pour une filiale du groupe Michelin pendant 10 ans, et je veille scrupuleusement à ne pas prendre part aux débat à ce sujet, ni en commission, ni dans l'hémicycle", témoigne l'UMP Thierry Solère.

Certains parlementaires ont tenu à faire savoir leur opposition à cette nouvelle contrainte dans leur déclaration. L'UMP Jacques Myard a ainsi écrit sur sa fiche "vive le cumul" et "non à l'Inquisition"Patrick Balkany, dont la femme Isabelle a été récemment mise en examen pour blanchiment de fraude fiscale, a inscrit "néant" dans la case "identification du conjoint ou du partenaire".

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