2 min de lecture Médecine

Tirage au sort à l'université : Buzyn, sur RTL, ouvre la porte à une sélection en médecine

LE GRAND JURY - La ministre de la Santé Agnès Buzyn est revenue sur la sélection à l'entrée de la faculté de Médecine. Si elle rejette le tirage au sort, la ministre ouvre la porte à une sélection à l'inscription.

micro générique Le Grand Jury Benjamin Sportouch iTunes RSS
>
Agnès Buzyn était l'invitée du "Grand Jury" le 22 octobre 2017 Crédit Image : RTL / Frédéric Bukajlo / SIPA PRESS | Crédit Média : RTLnet | Date : La page de l'émission
Nicolas Skopinski

Face au problème du manque de médecins, le candidat Macron avait proposé une augmentation du numerus clausus, le nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine à l'issue du concours. Une solution pas si efficace que ça, à entendre Agnès Buzyn, ministre de la Santé, interrogée dans Le Grand Jury de RTL, LCI et Le Figaro du dimanche 22 octobre. "Pour former un étudiant, il faut 12 ans. Si on ouvre aujourd’hui, ils sortiront en 2030", a illustré la ministre.

Pas plus de de places au concours, mais toujours autant d'étudiants. L'équation avait de quoi faire craindre une généralisation du tirage au sort. "Je suis absolument contre le tirage au sort", balaie la ministre. En revanche, Agnès Buzyn ouvre grand la porte à une sélection plus fine à l'inscription en première année de Médecine. "Si vous n'avez pas fait le bac scientifique avec mention très bien ou bien, vos chances d’être reçu en première année sont proches de zéro. L'idée c'est de réorienter très vite les étudiants, pas de fermer la porte. Il faut éviter que des enfants de 18 ans perdent deux ans en se heurtant à des concours extrêmement difficiles."

"Contre le tirage au sort"

La ministre a lancé en parallèle des expérimentations pour permettre à des profils plus littéraires de revenir en faculté de médecine. "Il nous faut des humanistes aussi en médecine, pas simplement des techniciens des maths", assure-t-elle, espérant trouver les Axel Kahn de demain.

Le nombre d'étudiants admis en deuxième année de médecine a été augmenté ces dernières années. "La démographie médicale va baisser jusqu'en 2025 puis va se redresser", prévoit par conséquent la ministre. D'autant que l'évolution des techniques de médecine, l'apparition des nanotechnologies et le développement de la robotisation dans la profession amène à repenser la profession. "Il ne faut pas commettre les mêmes erreurs que dans le passé, avertit Agnès Buzyn. Il faut anticiper ce que sera la profession de médecin de 2030 à 2050, réfléchir aux moyens dont nous disposerons."

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Médecine Études Études supérieures
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants