2 min de lecture Nicolas Sarkozy

Terrorisme : “La France doit être impitoyable”, assure Nicolas Sarkozy

Le président des Républicains a donné un entretien aux airs de pré-campagne dans le magazine "Valeurs actuelles" à paraître ce jeudi 11 août.

Nicolas Sarkozy à La Valette du Var le 3 juillet 2016.
Nicolas Sarkozy à La Valette du Var le 3 juillet 2016. Crédit : Alain ROBERT/SIPA
Geoffroy Lang
Geoffroy Lang

C’est un petit rituel auquel l’ancien président de la République nous a habitué chaque été. Depuis la résidence de son épouse au cap Nègre, Nicolas Sarkozy a esquissé un peu plus sa campagne pour la primaire de la droite et du centre en novembre prochain. Le président des Républicains - encore jusqu’au 25 août au maximum - est notamment revenu sur les attentats qui ont frappé la France depuis 2015 : "En vingt mois, il y a eu 237 Français assassinés. Ils le sont parce que les barbares qui nous attaquent croient que nous sommes faibles. Voilà la vérité. Et donc ils se déchaînent. Cette situation est insupportable."

"La guerre nous a été déclarée. La guerre. La France doit être impitoyable, elle doit faire changer la peur de côté.", a poursuivi le candidat non-déclaré de la primaire, non sans rappeler un certain Charles Pasqua qui menaçait de "terroriser les terroristes". Nicolas Sarkozy tient d’ailleurs à se démarquer d’Alain Juppé et joue la surenchère sur le renforcement de l’arsenal législatif : "L’état de droit, par exemple, n’a rien à voir avec les tables de la Loi de Moïse, gravées sur le mont Sinaï. Qu’y a-t-il de plus évolutif que le droit ?"

Un discours identitaire obsédé par l'Islam

Nicolas Sarkozy s’est aussi prononcé un faveur d’un rapprochement avec la Russie et une coalition militaire régional renforcer pour combattre Daesh en Syrie : “Pour gagner la guerre extérieure, il faudra se réconcilier avec les Russes, et convaincre nos partenaires arabes d’envoyer des troupes au sol”. L’ancien chef d’État n’a pas abandonné ses vielles marottes pour autant, puisqu'il réaffirme sa volonté d'interdire "les expressions communautaires dans les entreprises, le voile à l'université comme dans l'entreprise et les menus de substitution dans les cantines scolaires".

Dans un entretien ponctué par des "si je suis candidat, bien sûr" qui ne trompent plus personne, le président des Républicains a fait le bilan de son retour au premier plan de la vie politique. L’ancien président ne cache pas sa satisfaction devant le succès de son livre La France pour la vie, pierre angulaire du mea culpa de l’ancien président pour reconquérir les Français. “Quand je suis allé à la rencontre des Français avec mon livre, y compris dans des Leclerc et des Cultura, les lundis, à 4 heures de l’après-midi, et qu’il y avait 400 personnes, j’ai senti qu’il se passait quelque chose”. Alors qu’il n’est pas encore candidat déclaré pour la primaire des Républicains, Nicolas Sarkozy n’a pas manqué d’envoyer ses premières flèches à ses concurrents potentiels en cas de candidature présidentielle. "Bayrou sera à Hollande ce que Taubira a été à Jospin", a-t-il lancé à destination du maire de Pau.

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