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Syrie : le Parlement quasi unanime pour prolonger les frappes aériennes

L'Assemblée nationale puis le Sénat se sont prononcés en faveur de la prolongation des raids contre le groupe État islamique. Selon Manuel Valls, plus de 300 frappes ont été effectuées "ces derniers jours".

Un Rafale apponte sur le porte-avions français Charles de Gaulle
Un Rafale apponte sur le porte-avions français Charles de Gaulle
Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Christophe Chafcouloff & La rédaction numérique de RTL & AFP

Les députés ont adopté mercredi à la quasi-unanimité la prolongation des frappes aériennes en Syrie, décidées début septembre par le président François Hollande et intensifiées depuis les attentats de Paris. Les élus ont voté (515 voix pour, quatre contre et dix abstentions) "la prolongation de l’engagement des forces aériennes au-dessus du territoire syrien", comme le veut la Constitution lorsque la durée d'une intervention militaire excède quatre mois. Les sénateurs l'ont approuvé de leur côté par 325 voix pour. 21 se sont abstenus, l'ensemble du groupe Communiste, républicain et citoyen et les écologistes Marie-Christine Blandin et Esther Benbassa.

Valls reste ferme sur le cas Assad, la Russie doit "remplir sa part du contrat"

Dans le cadre de ce vote, Manuel Valls a notamment pris la parole lors d'un discours à l'Assemblée nationale dans lequel il a indiqué que plus de 300 raids avaient été menés "ces derniers jours" contre le groupe État islamique. Le Premier ministre a par ailleurs réfuté tout projet de "coopération anti-terroriste" avec le régime de Bachar Al-Assad, qu'il estime n'être "en aucun cas un partenaire".

François Fillon a quant à lui fait part de ses réserves sur le "temps perdu" par François Hollande dans sa coopération avec la Russie. "Peut-on combattre côte-à-côte avec les Russes, alors que nous leur imposons dans le même temps des sanctions européennes? La réponse est non!", s'est indigné l'ancien Premier ministre à la veille du déplacement de François Hollande à Moscou dans son offensive diplomatique pour créer une "coalition" contre le groupe État islamique

"Jusqu'à présent, l'essentiel des frappes russes n'était pas dirigé contre Daesh" mais "l'opposition modérée", lui a répondu l'actuel locataire de Matignon, tout en se disant prêt à la levée des sanctions contre la Russie à condition qu'elle remplisse "sa part du contrat" en Ukraine.

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