2 min de lecture Attentats en France

Sur "France 2", Nicolas Sarkozy sonne la fin de l'union nationale

Le président de l'UMP a vivement critiqué l'utilisation du mot "apartheid" par Manuel Valls lors de ses voeux à la presse mardi. Il a également estimé que les mesures antiterroristes annoncées par le Premier ministre étaient insuffisantes.

Nicolas Sarkozy face aux nouveaux adhérents de l'UMP le 17 janvier 2015.
Nicolas Sarkozy face aux nouveaux adhérents de l'UMP le 17 janvier 2015. Crédit : LIONEL BONAVENTURE / AFP
Benjamin Hue
Benjamin Hue
Journaliste RTL

On le disait pressé d'en finir avec l'union nationale prônée par François Hollande. Résolument offensif et très critique à l'égard de la majorité, Nicolas Sarkozy a sonné le glas de l'esprit de concorde qui préside la classe politique hexagonale depuis les attentats qui ont endeuillé la France.

"Le climat d'union nationale, il était incontournable et indispensable", a-t-il affirmé sur le plateau du 20 heures de France 2 ce mardi 21 janvier. "Si nous avions donné le spectacle de la division, de la politicaillerie, nous aurions été indignes", a-t-il estimé, précisant que "l'unité nationale, ça ne veut pas dire qu'on ne doit pas faire de propositions".

Comparer la République à l'apartheid ? "Une faute grave"

L'ancien chef de l'État s'est dit "consterné" par l'utilisation par Manuel Valls du terme "apartheid" pour décrire la situation dans certains quartiers. "Comparer la République à l'apartheid est une faute", a accusé l'ancien président. "Je ne sais pas ce qu'il voulait signifier, c'est à lui qu'il faudrait demander de s'expliquer", a-t-il continué.

"Nous avons fait un effort considérable d'investissement dans les banlieues, pour permettre une vie meilleure aux habitants de ces quartiers", a-t-il ajouté. Avant de s'indigner : "Imaginez ce que peut penser aujourd'hui un habitant de la ruralité qui se sent si souvent abandonné, qui ne brûle pas d'abribus, ne casse pas les voitures et qui voit le Premier ministre comparer la République française à l’apartheid... Consternation".

Rétablir les heures supplémentaires dans la police et le renseignement

Le président de l'UMP a également jugé insuffisant l'arsenal antiterroriste dégainé mercredi par Manuel Valls. Il a formulé une solution "immédiate" : "décider immédiatement de rétablir les heures supplémentaires dans la police et les services de renseignement" pour faire face à la menace terroriste. 

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"Nous n'avons pas de temps à perdre", a déclaré l'ancien chef de l'Etat qui assure que "tous les syndicats de police sont d'accord". Le rétablissement des heures supplémentaires représentent "4.000 équivalents temps  plein" selon lui alors que les mesures budgétaires annoncées par le gouvernement vont faire que "les renforts" arriveront dans seulement deux ans.

Interrogé sur les réductions d'effectifs effectués pendant son quinquennat, l'ancien président a nié en bloc : "C'est faux". 

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