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SNCF : "Le statu quo n'est pas possible", argue Élisabeth Borne

Dans les colonnes du "Journal du Dimanche", la ministre des Transports défend la réforme de la société ferroviaire, trois jours après la publication d'un rapport allant en ce sens.

Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports
Élisabeth Borne, ministre chargée des Transports Crédit : FRED TANNEAU / AFP
Clarisse Martin
Clarisse Martin
et AFP

"Le statu quo n'est pas possible" a soutenu Élisabeth Borne à propos de la situation de la SNCF, dans un entretien au Journal du Dimanche. La ministre a prévenu que "tous les sujets sont sur la table", à la suite de la publication jeudi 15 février d'un rapport prônant une réforme en profondeur de la compagnie ferroviaire publique, rédigé par l'ancien président d'Air France Jean-Cyril Spinetta, qui a été remis au gouvernement

La ministre des Transports Élisabeth Borne a estimé que "la casse du service public, c'est de laisser perdurer la situation actuelle" à la SNCF, répondant au patron de la CGT Philippe Martinez. Ce dernier avait réagi au rapport de Jean-Cyril Spinetta en disant que les cheminots "ne laisseront pas casser leur outil de travail". Le rapport commandé à l'ancien président d'Air France préconise en particulier une transformation de la SNCF en société anonyme et la fin du statut de cheminot à l'embauche. 

En réaction, la CGT a annoncé une manifestation nationale des cheminots le 22 mars, pour défendre notamment leur statut. "C'est exactement l'inverse. Le plus grand danger pour ce grand service public auquel nous sommes tous attachés, ce n'est pas la réforme, c'est le statu quo", a rétorqué l'ancienne dirigeante de la RATP. "La casse du service public, c'est de laisser perdurer la situation actuelle !", a-t-elle insisté, évoquant près de 20% de lignes ralenties par le manque d'entretien ou encore des lignes de trains de nuit fermées après une dégradation du service. 

Des garanties pour les cheminots

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"Nous allons aborder des sujets très sensibles. Il y a des inquiétudes et forcément beaucoup de questions, c'est légitime. Nous allons dialoguer, y répondre", a promis la ministre. "La méthode et le calendrier seront annoncés le 26 février à Matignon", a-t-elle détaillé, en soulignant qu'"il y a urgence à agir". Elle a enfin estimé qu'une "ouverture à la concurrence progressive et préparée est dans l'intérêt de tout le monde", alors que l'ouverture est prévue fin 2020 pour les TGV et fin 2023 pour les TER. 

Dans le cadre de leur transfert éventuel vers de nouveaux opérateurs, les cheminots doivent pouvoir emporter avec eux des éléments de leur statut, a indiqué Élisabeth Borne : "L'idée que les cheminots emportent avec eux un 'sac à dos social' fait consensus : cela leur permettra de rester au même endroit, d'exercer le même métier et de préserver leurs droits." 

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SNCF : "Le statu quo n'est pas possible", argue Élisabeth Borne
Dans les colonnes du "Journal du Dimanche", la ministre des Transports défend la réforme de la société ferroviaire, trois jours après la publication d'un rapport allant en ce sens.
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2018-02-18 12:51:00
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