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SNCF : comment les syndicats s'organisent face à la réforme

ÉCLAIRAGE - Dénonçant un "passage en force" du gouvernement, qui souhaite une réforme de la SNCF avant l'été, les syndicats de cheminots se sont dits prêts à la grève.

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Crédit : Philippe HUGUEN / AFP
Christophe Ponzio

Une réforme avant l'été, par ordonnance, pour éviter l'obstruction. Une provocation pour les syndicats d'autant qu'il s'agit de supprimer le statut des cheminots. Cependant, Édouard Philippe, invité de France 2 lundi 26 février, s'est voulu conciliant. "Je ne me situe pas dans une logique de conflictualité, de guerre, de bras de fer... Je dis simplement que nous devons avancer", a-t-il assuré.

Malgré les propos du chef du gouvernement, les syndicats organisent la riposte. Dès ce mardi 27 février, une réunion des quatre principales organisations de cheminots est prévue dans le but de trouver une réponse commune face au "casse à venir de la SNCF".

Une première date pourrait déjà être le point de départ de cette mobilisation : le mercredi 14 mars. La CFDT-Cheminots propose à partir de là "une grève reconductible" des personnels au moment où l'entreprise fêtera ses 80 ans."Je ne laisserai personne cracher à la figure des cheminots", assure Laurent Berger, le leader de la Centrale.

Une semaine plus tard, le jeudi 22 mars, la CGT-Cheminots a déjà lancé son appel à la grève, en se joignant à la Fonction publique. Le syndicat envisage dès lors "un mois de grève" pour faire plier le gouvernement, pour qu'il abandonne ses ordonnances et pour qu'il ne touche pas au statut des cheminots.

Des usagers impactés ?

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Les usagers vont-ils payer les ambitions de réforme du gouvernement ? Surtout qu'à la SNCF, le taux de syndicalisation est deux fois plus élevé que la moyenne. Les syndicats ont des troupes à mobiliser, des trains à bloquer.

Pour autant, à la différence des blocages de 1995 lors de la réforme des régimes spéciaux, certains changements pourraient mettre à mal les volontés des manifestants. En premier lieu, il y a désormais le service minimum, instauré par Nicolas Sarkozy, qui limite les perturbations. De plus, la SNCF exclut catégoriquement de payer les jours de grève. Un mouvement "dur" peut donc faire très mal au porte-feuille des cheminots.

Dans cette bataille, le gouvernement espère avoir l'opinion avec lui. Selon un sondage Harris Interactive publié ce mardi 27 février, 69% des Français se disent favorables à la fin du statut de cheminot lors des prochaines embauches.

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