1 min de lecture Élections sénatoriales

Sénatoriales : les grands perdants de l'élection

DÉCRYPTAGE - Les défaites d'anciens ministres et la perte du fief de Jean-Pierre Chevènement sont autant de coups durs qui viennent s'ajouter à une défaite déjà très nette.

Jean-Michel Baylet, en décembre 2012 au Sénat (Archives).
Jean-Michel Baylet, en décembre 2012 au Sénat (Archives). Crédit : AFP / JACQUES DEMARTHON
Romain Renner
Romain Renner
Journaliste RTL

Trois ans. C'est le (court) laps de temps durant lequel la gauche française aura détenu le Sénat. Les élections du dimanche 28 septembre ont permis à la droite de reprendre la Haute assemblée à la majorité au pouvoir. Mais plus que la perte du Sénat, c'est l'accumulation de défaites symboliques qui fait mal à la gauche.

Deux anciens ministres battus

Anne-Marie Escoffier (Décentralisation) et Thierry Repentin (Affaires européennes), ont probablement payé leur statut d'anciens ministres de l'exécutif actuel. La défaite est d'autant plus amère qu'Anne-Marie Escoffier perd le siège, en Aveyron, dont elle était la détentrice depuis 2008. Thierry Repentin subit, lui, un revers inédit. C'est la première fois que la Savoie élit deux candidats du même parti - l'UMP en l'occurrence - pour la représenter.

Anne-Marie Escoffier, en avril 2013
Anne-Marie Escoffier, en avril 2013
Thierry Repentin, le 3 septembre 2013
Thierry Repentin, le 3 septembre 2013 Crédit : AFP

Le rapporteur du texte du mariage pour tous battu

Jean-Pierre Michel, rapporteur PS du texte du mariage pour tous (2013) et du PACS (1999) quitte le Sénat, battu dans son département, la Haute-Saône. Une "victoire" pour les membres de la Manif pour tous et une défaite très symbolique pour la majorité, ce texte étant l'un des marqueurs du quinquennat en cours.

Le rapporteur de la Commission des lois Jean-Pierre Michel, au Sénat, le 4 avril 2013
Le rapporteur de la Commission des lois Jean-Pierre Michel, au Sénat, le 4 avril 2013 Crédit : AFP

Jean-Michel Baylet, de ministrable à vaincu

Candidat à la primaire PS de 2011, le président du Parti radical de gauche (PRG), Jean-Michel Baylet, a vu son nom régulièrement évoqué au moment des deux derniers remaniements ministériels. Celui qui a régulièrement exprimé des désaccords avec le gouvernement, menaçant notamment d'en retirer "ses" ministres PRG, a été sèchement battu dans le Tarn-et-Garonne face à François Bonhomme, le candidat UMP.

Jean-Michel Baylet, en décembre 2012 au Sénat (Archives).
Jean-Michel Baylet, en décembre 2012 au Sénat (Archives). Crédit : AFP / JACQUES DEMARTHON

Jean-Pierre Chevènement part sur une défaite

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Le "Ché" ne s'est pas présenté aux élections sénatoriales, préférant quitter ses fonctions. Difficile toutefois de ne pas considérer le passage à droite du territoire de Belfort comme une défaite pour l'ancien ministre de l'Intérieur. Le fief de Jean-Pierre Chevènement n'avait pas voté à droite depuis 1980. Une éternité.

Jean-Pierre Chevènement, le 24 août 2012
Jean-Pierre Chevènement, le 24 août 2012 Crédit : PIERRE ANDRIEU / AFP
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