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Sénatoriales 2017 : pourquoi REM n'a pas encore bouclé ses listes

CONFIDENTIELS RTL - Dans le parti présidentiel, "consigne a été donnée" de soutenir des candidats "macron-compatibles" d'autres formations.

Édouard Philippe lors d'une réunion publique de La République En Marche, le 8 juillet 2017 à Paris
Édouard Philippe lors d'une réunion publique de La République En Marche, le 8 juillet 2017 à Paris
Crédit : AFP / François Guillot
Sénatoriales 2017 : pourquoi REM n'a pas encore bouclé ses listes
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Pauline De Saint-Rémy & Loïc Farge

À moins de deux jours de la date limite de dépôt des candidatures pour les élections sénatoriales du 24 septembre prochain, le parti présidentiel n'a toujours pas bouclé complètement ses listes. Il faut dire que l'équation n'est pas simple : ces élections sénatoriales sont les premières pour La République En Marche, qui ne peut pas encore s'appuyer sur de solides relais dans les départements et les conseils municipaux. Il faut bien sûr ajouter à cela les critères habituels de parité, de probité, de renouvellement et de préservation des équilibres politiques dans la désignation des candidats.

Mais il y a une autre raison qui explique pourquoi François Patriat, le chef de file des sénateurs REM, a revu ses ambitions à la baisse. Parmi les quelques dizaines de candidats en bonne position pour l'emporter, plusieurs d'entre eux auraient l'intention - et ils ne s'en cachent pas - de soutenir la politique du gouvernement, tout en continuant à siéger dans le groupe de leur parti d'origine une fois élus.

"Majorité composite"

Pourquoi alors les avoir investis ? L'explication est simple. Pour mener à bien sa réforme des institutions, le président de la République devra réunir le Parlement en Congrès (Assemblée nationale et Sénat) et pouvoir s'appuyer sur les voix des 3/5e des parlementaires. Or La République En Marche n'a que peu de chances de remporter suffisamment de sièges pour y parvenir.

Résultat : "consigne a été donnée", nous a-t-on expliqué, de soutenir des candidats "macron-compatibles" d'autres partis, pour que ces derniers, en temps voulu, puissent drainer des sénateurs venus de la droite, de la gauche ou du centre, et espérer constituer en quelque sorte une "majorité composite" pour le président au Sénat.

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