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Sénatoriales 2014 : les 4 enjeux de l'élection de dimanche

DÉCRYPTAGE - La moitié des sénateurs remettent leur siège en jeu dimanche 28 septembre. Un scrutin obscur pour beaucoup de Français qui recouvre pourtant plusieurs enjeux importants.

Les élections sénatoriales auront lieu dimanche 28 septembre
Les élections sénatoriales auront lieu dimanche 28 septembre
Crédit : JOEL SAGET / AFP
Marie-Pierre Haddad & AFP

Les élections sénatoriales auront lieu dimanche 28 septembre. Sur les 348 sénateurs, 179 vont remettre en jeu leur siège pour un mandat de six ans. Tous les trois ans, les grands électeurs, composés de maires, de délégués de conseils municipaux et de conseillers généraux, renouvellent la moitié du Sénat. Les sénateurs concernés par le renouvellement sont ceux des départements de la "série 2". 

1. Le Sénat devrait basculer dans l'opposition

En 2011, la gauche obtient une faible majorité au sein de la Haute Chambre avec 177 sièges contre 168 pour la droite. La majorité absolue au Sénat est à 175. Cependant, le Sénat devrait à nouveau basculer à droite ce qui constituerait le troisième revers électoral de la gauche cette année, après les municipales et les européennes

C'est en effet le résultat des municipales qui est déterminant pour ces élections. Les sénateurs sont élus au suffrage indirect par un collège de grands électeurs représentant à 95% les communes. Les municipales représentent le premier tour des sénatoriales. 

Toutefois, les conséquences d'un Sénat d'opposition pour le gouvernement seraient minimes. En cas de désaccord entre les deux chambres sur un texte législatif, c'est toujours l'Assemblée qui détient le dernier mot. Les choses seraient simplement rendues plus compliquées avec un Sénat de droite qui utiliserait toutes les ficelles procédurières pour retarder l'adoption des textes auxquels il serait hostile

2. L'entrée possible d'un premier sénateur FN

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De la même manière, un sénateur Front national pourrait faire pour la première fois son entrée au Palais du Luxembourg, après les succès du parti d'extrême droite en mars, en particulier dans le Sud-est. "Un probable, deux possibles", pronostique le vice-président du parti Florian Philippot. Le maire du 7e secteur de Marseille Stéphane Ravier dans les Bouches-du-Rhône et le maire de Fréjus David Rachline dans le Var ont en effet de grandes chances de sortir victorieux du scrutin dimanche.

3. Une épine pour François Hollande

En revanche, le passage du Sénat à droite à mi-mandat de François Hollande serait un mauvais signal politique, surtout au moment où Nicolas Sarkozy se lance pour la présidentielle de 2017. Six mois après la raclée des municipales, "le climat s'est empiré", juge un poids-lourd socialiste au Sénat. "Outre la situation nationale, les élus sont refroidis par la réforme territoriale, celle des rythmes scolaires, ou la baisse des ressources financières des collectivités".

De plus, la publication du livre de Valérie Trierweiler Merci pour ce moment et les impayés de l'ancien Secrétaire d'État chargé au Commerce extérieur Thomas Thévenoud ont plombé le climat. D'autant plus que l'épouse du ministre éphémère était la plus proche collaboratrice du président du Sénat sortant Jean-Pierre Bel (PS).

4. Une opportunité pour Nicolas Sarkozy

La gauche avait remporté les sénatoriales pour la première fois en septembre 2011, une victoire qualifiée d'"historique" avant celle de François Hollande à la présidentielle huit mois plus tard. La droite commence déjà à se positionner en vue de l'élection du président de la Haute Chambre. Jean-Pierre Bel avait été élu aux dépens de Gérard Larcher, le président UMP sortant. Ce dernier, soutient de François Fillon dispose d'une relation très proche avec des sénateurs de base. Il pourrait ainsi envisager un retour à la tête de l'institution. 

Mais le poste est aussi brigué par Jean-Pierre Raffarin. L'ancien Premier ministre, proche de Nicolas Sarkozy, aurait la charge de présider les séances publiques les plus importantes, comme les questions au gouvernement, ou encore le vote des budgets. Il pourra aussi peser sur la procédure législative, à savoir les renvoi de textes en commissions. Et surtout créer une dynamique favorable à la droite avant l'échéance suprême de 2017.

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