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Ségolène Royal et ses démentis

AVANT/APRÈS - La socialiste dément avoir égratigné certains de ses camarades dans "Le Point". Ce n'est pas la première fois qu'elle reproche à un journal d'avoir manipulé ses propos.

Ségolène Royal à l'ouverture des universités d'été du PS, le 23 août 2013, à La Rochelle.
Ségolène Royal à l'ouverture des universités d'été du PS, le 23 août 2013, à La Rochelle. Crédit : Xavier Leoty - AFP
Mathieu Dehlinger Journaliste RTL

Elle se dit "stupéfaite" en découvrant les propos qui lui sont attribués ce mercredi 4 septembre dans Le Point. Ségolène Royal n'en démord pas : elle nie avoir critiqué certains de ses camarades socialistes, parmi lesquels Martine Aubry ou Arnaud Montebourg.

Ce n'est pas la première fois que la candidate à la présidentielle reproche à un journal d'avoir manipulé ses paroles. Retour sur trois articles et trois démentis.

Septembre 2013 : Aubry, Montebourg, Batho dans le viseur

LES PROPOS -"Au gouvernement, je leur ferais de l'ombre."Dans Le Point de ce mercredi 4 septembre, Ségolène Royal aurait fait part de ses ambitions et distribué les bons et les mauvais points à destination de ses camarades socialistes.

Au passage, elle aurait décoché des flèches en direction d'autres socialistes. Sur Martine Aubry, elle aurait répliqué : "Je n'aurais pas dû me laisser voler le congrès de Reims. J'aurais dû imposer un rapport de force." Elle en aurait également profité pour railler Arnaud Montebourg, qui "se prend pour un acteur américain" ou l'ex-ministre Delphine Batho, une "manipulatrice politique".

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LE DÉMENTI - "Stupéfaction à la lecture de l'article du Point et des reprises qui en sont faites. Je démens catégoriquement les propos qui me sont prêtés", a réagi Ségolène Royal sur son compte Twitter. "Chacun sait que ce n'est ni mon état d'esprit ni mon niveau de réflexion et ce genre de pseudo scoop est carrément médiocre", a-t-elle ajouté dans un deuxième message.

Invitée sur LCI, la journaliste à l'origine de l'article a assuré de l'authenticité des propos rapportés. "Je maintiens à 100%, à 200%", a-t-elle expliqué. "Après ça fait peut-être partie du jeu aussi, je ne sais pas. Elle n'est pas contente parce qu'elle n'a pas relu les propos."

Juillet 2012 : Najat Vallaud-Belkacem et ses origines

LES PROPOS - "Elle s'appellerait Claudine Dupont, elle ne serait peut-être pas là." Selon Le Point en juillet 2012, Ségolène Royal aurait ainsi commenté les origines de Najat Vallaud-Belkacem. La socialiste, qui était sa porte-parole lors de la présidentielle de 2007 et à la primaire de 2011, venait alors d'être nommée au gouvernement.

LE DÉMENTI - Après la publication, Ségolène Royal a dit ne pas se reconnaître "dans [ces] propos réducteurs (...) qui aboutissent à lui faire dire le contraire de ce qu'elle a toujours affirmé." "Ségolène Royal a, depuis 2007, toujours mis en avant Najat Vallaud Belkacem, à la fois pour son talent et son histoire", précisait son communiqué.

Le journaliste du Point, auteur de l'article concerné, n'en démordait pas. "Je maintiens les propos entre guillemets de Ségolène Royal sur les origines de Najat Vallaud-Belkacem", écrivait Saïd Mahrane sur son compte Twitter.

Septembre 2011 : ses adversaires à la primaire PS

LES PROPOS - Quelques semaines avant le vote de la primaire, destinée à désigner le candidat socialiste à l'élection présidentielle de 2012, Ségolène Royal est citée dans Le Figaro, critiquant vivement ses rivaux François Hollande et Martine Aubry.

"Le point faible de François Hollande, c'est l'inaction", aurait assuré Ségolène Royal, selon un article du 7 septembre 2011. "Est-ce que les Français peuvent citer une seule chose qu'il aurait réalisée en trente ans de vie politique ? Une seule ?" Martine Aubry, elle, est égratignée pour son inexpérience en campagne. "Sa seule expérience électorale, c'est une législative perdue en 2002. Passer de rien à une campagne présidentielle, ce n'est pas facile", aurait dit Ségolène Royal.

LE DÉMENTI - Ségolène Royal tient à se distancier des propos dans une interview à BFMTV. "Je n'ai donné aucune interview au Figaro." La socialiste parle d'un "entretien informel" avec le journaliste du quotidien : "Quand on m'interroge de façon franche sur nos qualités et sur nos défauts, j'ai répondu de façon franche et les phrases ont été sorties de leur contexte."

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