2 min de lecture Attentats à Paris

Sécurité : pour Alain Juppé, la droite a "sans doute eu tort" de supprimer des postes

Saluant le "bon discours" de François Hollande, le maire de Bordeaux a reconnu que "tout n'était pas parfait" dans la politique de gestion des forces de sécurité avant 2012.

Alain Juppé le 5 novembre 2015
Alain Juppé le 5 novembre 2015 Crédit : ERIC PIERMONT / AFP
Christophe Chafcouloff
Christophe Chafcouloff
et AFP

C'est un "mea culpa collectif" qui pourrait faire parler. Interviewé au lendemain du discours prononcé par François Hollande à Versailles, au cours duquel le chef de l'État a annoncé la création de 8.500 postes dans les forces de sécurité, Alain Juppé a reconnu que la droite a "sans doute eu tort de supprimer une dizaine de milliers" de postes avant 2012

Saluant les mesures annoncées par le président de la République, l'ancien Premier ministre a précisé que "l'essentiel, c'est d'une part la volonté politique" et "deuxièmement, les moyens, en particulier les moyens humains". Il admet que le recrutement de 8.500 fonctionnaires dans la police, la gendarmerie, l'administration pénitentiaire, la Justice et les douanes est une "bonne chose". "Nous avions sans doute eu tort, avant 2012, d'en supprimer une dizaine de milliers" concède t-il.

Il faut être un peu humble : tout n'était pas parfait avant 2012 et tout n'est pas catastrophique après 2012

Alain Juppé
Partager la citation

Une erreur, donc, du quinquennat Sarkozy ? "Le contexte n'était pas le même. Et il faut être un peu humble : tout n'était pas parfait avant 2012 et tout n'est pas catastrophique après 2012", a répondu le maire de Bordeaux. Même s'il n'était pas présent au Congrès dans la mesure où il n'en est pas membre, Alain Juppé estime que François Hollande avait prononcé "un bon discours. "J'ai vu l'ensemble des parlementaires se lever pour applaudir le président de la République et c'était le signe de ce besoin d'unité nationale que nous ressentons tous" explique t-il.

"Il y a des annonces intéressantes. La grande question, ce sont les résultats. Il faut passer à l'acte, et se donner les moyens", a poursuivi M. Juppé, qui estime cependant "qu'aujourd'hui, l'outil juridique à la disposition des pouvoirs publics, du président de la République et du gouvernement est sans doute suffisant. Je pense que nous avons tous les outils pour agir, notamment avec l'état d'urgence", a-t-il cependant déclaré.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Attentats à Paris Les Républicains Paris
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants