2 min de lecture Élections régionales

Élections régionales en Nord-Pas-de-Calais-Picardie : Marine Le Pen s'oppose à la vidéosurveillance dans les lycées

La candidate FN souhaiterait que les autres régions donnent "une contrepartie financière" en échange de l'accueil des jeunes dans les internats de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Marc-Olivier Fogiel et Christophe Jakubyszyn entourés de Marine Le Pen et Xavier Bertrand
Marc-Olivier Fogiel et Christophe Jakubyszyn entourés de Marine Le Pen et Xavier Bertrand Crédit : Marc-Olivier Fogiel et Christophe Jakubyszyn
Camille Kaelblen
Camille Kaelblen
Journaliste

Le 7 décembre, la ministre de l'Éducation Najat Vallaud-Belkacem a interpellé Marine Le Pen sur la question de l'éducation. Elle craint en effet que que si la candidate frontiste était élue à la tête de la région, elle trierait les élèves qui seraient admis dans les internats des lycées et que la préférence nationale serait instaurée.

Une "sottise", évacue Marine Le Pen. "Elle n'a absolument aucune inquiétude à avoir. En revanche, nous sommes là, dans l'apprentissage, pour donner de l'emploi à nos jeunes, c'est-à-dire à nos jeunes qui viennent de la région. Par exemple, on forme des jeunes qui viennent de la région : je suis tout à fait pour, mais dans ce cas-là je suis pour, mais dans ces cas-là il faut qu'il y ait une contrepartie financière de la part des autres régions", glisse-t-elle. "Il faut juste être juste avec les habitants de la région", justifie-t-elle.

Je suis partisan de la vidéoprotection, dans les trains, les gares et lycées

Xavier Bertrand, tête de liste LR en Nord-Pas-de-Calais-Picardie
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La tête de liste du Front national s'attaque ensuite à la question de la surveillance. "Ce que je ne ferai pas, moi, c'est mettre de la vidéo surveillance dans les lycées, à l’extérieur oui, à l’intérieur non." De son côté, Xavier Bertrand justifie son choix d'installer des caméras à l'intérieur des établissements. "Je suis un partisan de la vidéo protection, dans les trains, les gares et lycées. Je ne veux pas fermer les yeux sur le trafic de drogue. Je ne veux pas continuer comme ça, je veux éradiquer les trafics dans les lycées dans tous les endroits où il peut y avoir des trafics et des rackets. ", argumente-t-il. Une idée que Marine le Pen qualifie de "choquante". 

"Là, on trouve la thématique de l'extrême droite", poursuit Xavier Bertrand. "La loi sur le renseignement, on en avait besoin pour protéger les Français : l'extrême droite n'en a pas voulu. Le Programme national de renseignement (PNR), le Front national ne l'a pas voté. Cela montre une chose : c'est que quand l'État ou la région peuvent protéger nos concitoyens, jamais l'extrême-droite n'est là pour les protéger", répond la tête de liste des Républicains.

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