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Schiappa sur Cantat : "Ce qui est problématique, c'est d'en faire un héros"

INVITÉE RTL - Si elle défend la "liberté de programmation des festivaliers", la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes refuse d'ériger en "héros" l'ancien leader de Noir Désir.

L'invité de RTL
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Crédit Média : RTLnet Crédit Image : Joséphine Balleyguier
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Bertrand Cantat a-t-il le droit de monter sur scène ? De se produire comme n'importe quel autre artiste ? Le débat est relancé après la décision d'un festival de l'Ardèche d'annuel le concert de l'ex-leader du groupe Noir Désir. C'est la deuxième annulation en quelques semaines après la décision du festival "Les Escales" de Saint-Nazaire.

Mais ces deux festivals ne sont pas des cas isolés alors que le chanteur, avec son nouveau groupe Détroit, doit se produire une quarantaine de fois d'ici l'été. Entre demande politique, pétition, gronde des festivaliers... Les pressions sont nombreuses à l'encontre de Bertrand Cantat, condamné pour le meurtre de sa compagne, Marie Trintignant.

Une position que refuse de trancher Marlène Schiappa. Invitée de RTL ce jeudi 8 mars, la secrétaire d'État chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes évoque la "liberté de programmation des festivaliers".

"Je crois que Bertrand Cantat, comme tous les gens qui sont sortis de prison, a le droit de travailler", lance-t-elle. Avant de poursuivre : "Ce qui est problématique, c'est d'en faire une sorte de héros, de le plaindre, de dire qu'il est tourmenté (...) Il faut avant tout se souvenir de Marie Trintignant". 

Les associations féministes se révoltent

De son côté, l'association Osez le Féminisme se montre beaucoup plus ferme et critique. Elle appelle ainsi les autres festivals à annuler la venue de Bertrand Cantat. "Ce qui nous interpelle aujourd'hui c'est la notion d'avoir payé sa dette. Est-ce qu'avoir fait quelques années de prison suffit à créer une amnésie collective autour du fait qu'il a tué Marie Trintignant ?", se demande Raphaëlle Rémy-Leleu, porte-parole de l'association.

Libéré en 2007 de la prison de Muret, Bertrand Cantat avait purgé plus de la moitié de sa peine après avoir été condamné à huit ans de prison par la justice pour les coups mortels portés en 2003 à sa compagne d'alors, Marie Trintignant. 

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