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Sarkozy : "Ne cédez pas à ceux qui cherchent la polémique systématique"

L'heure de la rentrée a sonné pour les hommes politiques. Nicolas Sarkozy réunissait mercredi matin à l'Elysée le premier Conseil des ministres d'après les vacances d'été. Une réunion sur fond de morosité économique et budgétaire. Mais aussi dans un climat politique difficile et lourd d'incertitudes pour ses membres, à l'approche d'un remaniement d'ampleur annoncé pour fin octobre ou début novembre. Il a aussi été question des critiques persistantes sur le virage sécuritaire du gouvernement, qui provoque des remous au sein même de la Majorité présidentielle. "Nous ne cèderons pas à ceux qui cherchent la polémique systématique", a affirmé le chef de l'Etat.

Philippe Corbé
Philippe Corbé
et Emmanuelle Julien

Logo TémoinsLe chef de l'Etat a invités ses ministres à "ne pas tomber dans une confrontation stérile" après un mois d'août marqué par une vive polémique avec l'opposition sur sa politique sécuritaire. Sur celle-ci, il a laissé clairement entendre que les surenchères venues de son propre camp n'auraient pas de suite en déclarant que la ligne à suivre par le gouvernement était celle tracée dans son discours de fin juillet à Grenoble, "ni plus, ni moins", a rapporté le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel.

Pour le premier Conseil des ministres après une trêve estivale de trois semaines, il a demandé aux membres du gouvernement de "redoubler de travail et d'imagination" pour traiter des sujets "difficiles" demandant "du courage". Luc Chatel a cité ainsi la réforme des retraites, la bataille pour la création d'emplois et la croissance, la réduction des déficits publics et sociaux, "le respect de nos lois et la laïcité, le combat contre les filières d'immigration clandestine" ou encore la sécurité et la réforme des collectivités territoriales.

Après l'indignation de l'opposition et le rappel à la fraternité du pape Benoît XVI, la polémique a largement mordu ces derniers jours sur sa majorité. Deux anciens Premiers ministres, Jean-Pierre Raffarin et Dominique de Villepin, ont respectivement dénoncé la "dérive droitière" de l'UMP et des mesures "d'indignité nationale".

Leur successeur François Fillon est sorti mardi d'un long silence, interprété par certains comme une gêne ou un malaise, en estimant que "la lutte  contre l'immigration irrégulière" ne devait "pas être instrumentalisée de part et d'autre". Il a également annoncé qu'il saisirait mercredi le président de la Commission européenne José Manuel Barroso sur la question des Roms.

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