2 min de lecture Justice

Sarkozy en garde à vue : "Ce n'est bon ni pour l'homme ni pour la fonction", dit Alba Ventura

ÉDITO - La garde à vue de Nicolas Sarkozy se poursuit. L'ancien président de la République est entendu dans l'affaire des soupçons d'un financement libyen de sa campagne de 2007. Un nouveau coup dur pour lui ?

L'Edito Politique - Olivier Bost L'Edito politique Olivier Bost iTunes RSS
>
Sarkozy en garde à vue : "Ce n'est bon ni pour l'homme ni pour la fonction", dit Alba Ventura Crédit Image : AFP / Archives, ERIC FEFERBERG | Crédit Média : RTLnet | Date :
La page de l'émission
L'invite´ de RTL - Alba Ventura
Alba Ventura et Loïc Farge

Symboliquement, ce n'est bon ni pour l'homme ni pour la fonction. Cela veut dire qu'un homme qui a occupé les plus hautes fonctions de l'État est susceptible de se retrouver inquiété par la justice, ou même devant un tribunal. Cela d'est produit pour Jacques Chirac. Cela abîme forcément la représentation de la fonction présidentielle. Disons que la royauté républicaine en prend un coup.

Quant à Nicolas Sarkozy, c'est forcément humiliant. Une garde vue, c'est spectaculaire. Surtout que ce n'est pas la première fois. Sans compter que l'affaire elle-même est une affaire sulfureuse de soupçons de financement de campagne électorale, avec des valises de billets, des sommes faramineuses et avec des personnages pas très fréquentables, au premier rang desquels Kadhafi.

Pour l'ancien chef de l'État, ce n'est pas une situation glorieuse. Ses proches dénoncent encore une fois un acharnement. Ses amis font bloc, c'est normal. Ils ont toujours dénoncé un complot et le fait que Nicolas Sarkozy était une cible des juges et du pouvoir.

Quelque chose de cyclique

Mais il n'empêche qu'il y a quelque chose de cyclique, de récurrent. Il n'est pas question bien sûr de bafouer la présomption d’innocence, mais on peut dire de manière très factuelle que le calendrier judiciaire de Nicolas Sarkozy est, depuis plusieurs années, aussi dense que son calendrier politique.

À lire aussi
L'Heure du Crime - Pradel l'heure du crime
Virginie Raymond poignardée à Besançon : l'appel à témoin qui relance l'enquête 32 ans après

Il y a eu des affaires dans lesquelles il a été blanchi ; d'autres dans lesquelles il a été mis en examen, et pour lesquelles il est renvoyé devant le tribunal.

Ce qui avait conduit, souvenez-vous, l'un de ses adversaires à la primaire, François Fillon, à déclarer : "Qui imaginerait le général de Gaulle mis en examen ?". Eh oui, on l'a peut- être oublié mais dans son camp, il y avait ceux qui dénonçaient l'acharnement et ceux qui pariaient qu'il serait plombé par les affaires

Toujours l'idée du recours

Officiellement, sa carrière politique est terminée. Mais comme le disait Alain Juppé, "en politique tant qu'on n’est pas mort, on est vivant !".

Vous savez, c'est drôle parce que l'un des très proches de Nicolas Sarkozy me disait la semaine dernière : "Nicolas a une posture de vieux sage aujourd'hui, une figure tutélaire, il reste une icône à droite". Et il ajoutait : "Il peut très bien occuper un jour une fonction européenne ou être un joker. Il excelle quand ça va mal. Et si demain tout allait mal, il serait le seul capable".

Alors bien sûr, c"est la parole d'un fan. Néanmoins, Nicolas Sarkozy reste un de ceux qui ont la carrure. Alain Juppé a été mis à la retraite, François Fillon fait du business. Sarko c'est le dernier des Mohicans. Et dans un coin de sa tête, l'idée d'être un recours est toujours là. Sauf que si le feuilleton judiciaire s'éternise, cette idée aura du mal à germer.

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Justice Affaire Sarkozy Nicolas Sarkozy
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants