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Sarkozy à propos des migrants : "J'ai eu honte pour madame Le Pen de cette brutalité"

De passage dans le Doubs, Nicolas Sarkozy a réagi au problème des migrants, et s'en est pris vertement à Marine Le Pen et François Hollande.

Nicolas Sarkozy le 7 juillet 2015.
Nicolas Sarkozy le 7 juillet 2015. Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Ryad Ouslimani
Ryad Ouslimani
Journaliste RTL

Nicolas Sarkozy aura pris un peu de temps avant de réagir à la tragédie des migrants qui secoue l'Europe et la région de la Méditerranée, mais l'ancien président n'a pas mâché ses mots et a décidé d'attaquer directement ses opposants politiques. Lors d'une réunion publique à Gilley dans le Doubs, étape avant l'université d'été des Républicains à La Baule, l'ancien président s'en est d'abord pris directement à Marine Le Pen. "J'ai eu honte pour madame Le Pen de cette brutalité", a-t-il d'abord déclaré selon Le Figaro

Nicolas Sarkozy a critiqué le manque d'empathie de la présidente du Front national devant le drame de l'enfant Syrien mort sur une plage en Turquie. "Quelle absence du moindre sentiment ! Nous parlons d'êtres humains. Nous sommes des êtres humains. Nous avons des racines chrétiennes. Qui n'a pas été bouleversé par ces images ?", s'est indigné l'ancien chef de l'État avant de conclure par "on n'a vraiment pas envie de faire partie de la famille Le Pen".

Voilà où conduit l'absence de leadership

Nicolas Sarkozy
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Mais la sortie appuyée contre le FN n'était qu'un début, car Nicolas Sarkozy n'a pas ménagé le locataire de l'Élysée, François Hollande. "C'est un homme ballotté. Un homme perdu", a lâché le président des Républicains à propos du chef de l'État et de sa position jugée changeante dans le problème des migrants. Nicolas Sarkozy a rappelé qu'il a été pour sa part favorable à une intervention en Syrie dès juillet 2012, et ce pour "pour éviter le renforcement des islamistes face à Bachar el-Assad". "Voilà où conduit l'absence de leadership", a-t-il conclut à ce sujet. 

Concernant l'accueil éventuel des migrants, Nicolas Sarkozy a souhaité rappeler qu'il "ne saurait être question de le remettre en cause, mais il faut rejeter la fraude à l'asile politique". Il a déclaré être pour des "centres de rétention des réfugiés politiques dans les pays sources". "Je souhaite qu'on soit généreux avec les Syriens et ferme avec les émigrés économiques", a précisé l'ancien président de la République. 

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