2 min de lecture Emmanuel Macron

Salaires des patrons : Emmanuel Macron contredit Manuel Valls

Le ministre de l'Économie estime que la loi n'était "pas la bonne méthode" pour encadrer la rémunération des patrons.

Emmanuel Macron et Manuel Valls à l'Assemblée nationale
Emmanuel Macron et Manuel Valls à l'Assemblée nationale Crédit : CHAMUSSY/SIPA
Marie-Pierre Haddad
Marie-Pierre Haddad
Journaliste RTL

Emmanuel Macron semble avoir un avis sur tout et n'hésite pas à le faire savoir. En pleine polémique sur les salaires élevés des patrons, le ministre de l'Économie fait une déclaration qui vient contredire celle faite par Manuel Valls quelques heures auparavant à l'antenne de RTL.

Le Premier ministre déclarait que "maintenant, il faut légiférer car "force est de constater" que le patronat n'a pas "respecté" ses engagements. À cela, celui qui est à l'origine du mouvement En Marche ! répond que la loi n'était "pas la bonne méthode" pour encadrer la rémunération des patrons. Cependant, il se dit favorable à un renforcement de la gouvernance des entreprises : "Je ne pense pas que le législateur dans un seul pays puisse dans un monde ouvert considérer qu'il y a un plafond de rémunération. Il reconnaît cependant que ce débat est "un vrai sujet" tout en insistant : "Mais je pense que c'est un mauvais sujet pour la loi".

Il faut en tirer toutes les conséquences dans les prochaines semaines, sans quoi nous serions conduits en effet à légiférer

Emmanuel Macron, le 3 mai
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Ces déclarations sont donc en contradiction avec celles du premier ministre, mais ce n'est pas une nouveauté. Le 3 mai dernier en réponse à une question à l'Assemblée nationale, Emmanuel Macron expliquait que "légiférer n'est pas le choix que nous avons fait car ce ne serait pas la bonne solution. Nous avons renvoyé à la gouvernance de l'entreprise". Il avait menacé de "légiférer" si le conseil d'administration de Renault ne "tirait pas les conséquences" de cette décision. Il faut que "le conseil d'administration de Renault se réunisse à nouveau pour tirer les conséquences de ce vote". Il faut "en tirer toutes les conséquences dans les prochaines semaines, sans quoi nous serions conduits en effet à légiférer", expliquait-il. 

Le seul à ne pas subir les contradictions du locataire de Bercy reste François Hollande. Sur Europe 1, le président de la République a expliqué qu'au nom de "l'exigence morale", une modification de la loi peut être envisagée si "rien ne se fait". "C'est maintenant aux autorités du patronat, des employeurs d'avoir cette exigence morale. À la loi d'intervenir pour des règles plus simples, plus claires, si rien ne se fait du côté patronale". 

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