1 min de lecture Santé

Roselyne Bachelot : "L'incident est clos avec Rama Yade" (vidéo)

La ministre de la Santé et des Sports répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie jeudi matin. Roselyne Bachelot a admis que le mouvement de vaccination contre la grippe H1N1 était encore "timide", se réjouissant cependant que d'ores et déjà "50.000 personnes" se soient fait vacciner à l'hôpital. Elle a rapporté que plusieurs pays avaient contacté la France pour racheter des doses de vaccin. A propos de la secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade, qui s'est opposée à ses arbitrages sur la suppression d'un avantage fiscal en faveur des sportifs professionnels ? "Je constate aujourd'hui que l'incident est clos". Et d'ajouter : "Dans une équipe gouvernementale, il faut jouer collectif, je lui dis avec beaucoup d'amitié et de gentillesse".

Jean-Michel Aphatie
Jean-Michel Aphatie
Journaliste RTL

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Jean- Michel Aphatie : Bonjour, Roselyne Bachelot.

Roselyne Bachelot : Bonjour, monsieur Aphatie.

L'épidémie de grippe A continue-t-elle de progresser en France ?

Oui, l'épidémie continue de progresser. Nous avions à peu près 30.000 consultations pour grippe A au début du mois d'octobre, et nous en avons 341.000 par semaine à la fin de ce mois d'octobre.

On dit que les services d'urgence des hôpitaux commencent à être saturés ?

Non, les services d'urgence ne sont pas saturés ; je le suis évidemment avec beaucoup de soins et de précisions. Nous voyons donc que le mouvement est général. D'ailleurs, en Europe, en Italie, en Islande, en Irlande, on a une situation extrêmement tendue avec, là, un système de santé qui se détériore de façon massive en Ukraine. La situation est aussi difficile en Amérique du Nord, aux Etats-Unis, au Canada. Vous avez vu ces files d'attente devant les centres de vaccination avec quelques problèmes d'ordre public ?

Et puis, nous voyons ce que nous prédisaient les experts d'ailleurs depuis le début de l'épidémie de grippe, c'est-à-dire ces cas extrêmement graves, ces syndromes de détresse respiratoire qui sont assez caractéristiques de ce virus A / H1N1 avec des personnes touchées qui n'avaient pourtant pas de facteurs de risques et des populations particulièrement touchées : les jeunes enfants, les femmes enceintes.

Pensez-vous que la campagne de vaccination qui a commencé le 20 octobre, pourra enrayer la progression de l'épidémie, Roselyne Bachelot ?

C'est le but de cette campagne de vaccination.

Mais vous ne le constatez pas dans les chiffres encore ?

C'est-à-dire, nous avons commencé la campagne de vaccination dans les établissements hospitaliers. Elle va commencer le 12 novembre pour la population. D'ores et déjà, 6 millions de personnes seront convoquées le 12 novembre : les personnes les plus fragiles dont vous avez d'ailleurs donné sur votre antenne la liste, les entourages de nourrissons de moins de six mois, les personnes fragiles, les professionnels de santé, les professionnels qui s'occupent de la petite enfance.

Confirmez-vous que les professionnels de santé rechignent à se faire vacciner ? Et pourquoi ? 

C'est timide mais non, le terme de rechigner ne convient pas. D'ores et déjà, nous avons 50.000 personnes à l'hôpital qui se sont fait vacciner, à l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris, d'ores et déjà plus de 10% des personnels de santé sont vaccinés et pratiquement, nous enregistrons 5.000 à 6.000 personnels de santé hospitaliers qui se font vacciner ; donc, il y a une très bonne accélération. Et je dois dire, vous savez, on me rapportait le cas de ce CHU dans le pavillon mère-enfant, quatre personnes sont en réanimation : deux très jeunes enfants et deux femmes enceintes ; et je vous assure que quand les professionnels de santé ont vu ces cas graves, eh bien le mouvement de vaccinations s'est considérablement amplifié.

Vous avez commandé 94 millions de doses de vaccins, Roselyne Bachelot. Est-ce que vous n'en avez pas trop commandé ? C'est le reproche qui vous est fait parfois.

Non. Moi ce que je veux, c'est que mon pays soit préparé à cette vaccination. D'ores et déjà, nous savons - une chance Jean-Michel Aphatie ! - que peut-être une seule dose, une seule dose sera nécessaire mais cette information a besoin d'être confirmée puisque nous n'aurons sans doute (et il y a une partie de la population qui aura toujours besoin de deux doses : les enfants en particulier) et puis vous savez depuis quelques jours, la France est très demandée ; c'est-à-dire qu'il y a beaucoup de pays qui nous consultent et qui nous demandent si on n'accepterait pas de leur revendre des vaccins...

On est toujours un modèle...

... De leur revendre des vaccins.

On est toujours un modèle dans le monde ! Entre prime à la casse et vaccin de grippe A, les gens sont toujours en admiration devant la France !

Ils ne sont pas en admiration. Simplement, ils n'ont pas pris leurs précautions et moi je ne veux pas leur vendre ces vaccins tant que je ne suis pas sûre par une constatation clinique que l'immunité qui est donnée par la première dose et qui est déjà importante, que cette immunité est bien durable.

D'accord.Donc, ça c'était la grippe A. Vous restez avec nous Roselyne Bachelot pour dialoguer avec les auditeurs entre 8h30 et 8h50...

Et j'aurais l'occasion de donner toutes les réponses.

Toutes les réponses que les auditeurs de RTL se poseront. Dépêche AFP, 0h31, Rama Yade. Nous allons parler de Rama Yade... Nicolas Sarkozy, c'est dans la dépêche, constate aujourd'hui la "difficulté" de Rama Yade, qui est votre secrétaire d'Etat aux Sports, Roselyne Bachelot, la "difficulté de Rama Yade à s'insérer dans une équipe quelle qu'elle soit". C'est vrai, Roselyne Bachelot ?

Pour moi, je travaille avec Rama Yade depuis maintenant quatre à cinq mois, depuis le mois de juin. Ecoutez, moi je n'ai pas de difficultés à travailler avec Rama Yade.

C'est le début de la langue de bois, Roselyne Bachelot ?

Non, ce n'est pas le début de la langue de bois ; c'est la constatation du quotidien.

Vous êtes en désaccord sur la fiscalité des joueurs, par exemple, vous êtes en désaccord avec elle ?

Alors de quoi s'agit-il ? De quoi s'agit-il, Jean-Michel Aphatie ? Nous avons bâti une loi de Sécurité sociale dans les conditions que vous connaissez avec des déficits sociaux qui sont des déficits des comptes sociaux qui sont tout à fait considérables. Nous demandons des efforts à tous les Français et il serait évidemment anormal que nous ne demandions pas des efforts à ceux qui sont les plus favorisés. Et dans ce cadre, les footballeurs professionnels les mieux payés bénéficiaient d'exonérations de charges sociales ; et nous avons jugé, le Président de la République, le Premier ministre et moi-même qu'il convenait d'accélérer la disparition de ces avantages sociaux.

Et ça a été voté à l'Assemblée nationale ?

L'arbitrage a été rendu...

Et Rama Yade n'est pas d'accord !

Et la secrétaire d'Etat en avait été informée. Je constate, aujourd'hui, que l'incident est clos puisque nous avons travaillé, hier, devant le sénat avec Rama Yade et que bien entendu, il n'y a qu'une seule voix gouvernementale.

L'incident est clos, dites-vous, Roselyne Bachelot ; mais à 00h31, dépêche AFP : "Nicolas Sarkozy constate que Rama Yade a du mal à s'insérer dans une équipe quelle qu'elle soit". Il est moins clos que vous ne le dites, l'incident ?

Eh bien pour ce qui me concerne, je ferai tout pour qu'elle arrive à s'insérer s'il y a des difficultés. Moi je me considère plutôt comme une grande sœur. Vous savez, j'ai trente ans de plus que Rama Yade ; je suis là pour l'aider et pas pour la mettre en difficulté.

François Fillon, mardi devant les députés UMP, "il faudra en tirer les conséquences, le moment venu, du désaccord de Rama Yade". Qu'est-ce que ça veut dire ça, d'après vous ?

Ah ça, c'est à François Fillon de vous le dire et c'est à Rama de prendre les dispositions nécessaires...

Ce n'est pas de la langue de bois, ça !

Vous savez, dans une équipe gouvernementale...

Mais ça va mal dans l'équipe gouvernementale ! Vous pouvez en convenir, Roselyne Bachelot ?

Il faut jouer collectif.

Eh bien, elle ne joue pas collectif, vous pouvez en convenir.

Il faut jouer collectif.

Eh bien, écoutez, je le lui dis avec beaucoup d'amitié, de gentillesse et en me comportant comme une grande sœur. Dépêche AFP toujours : "Nicolas Sarkozy reconnaît avoir commis une erreur en laissant son fils se présenter à la présidence de l'Epad" ?

Dont acte.

C'était une erreur ?

Je ne sais pas ; si le Président en juge, je dirais comme lui.

C'est ce qui a quand même fourni l'occasion aux ministres de dire que la presse a remplacé l'Opposition et que c'était scandaleux son comportement, la présidence de l'Epad ?

Vous voulez me faire votre numéro sur la presse et jouer les victimes, Jean-Michel Aphatie !

Mais ce n'est pas les ministres qui ont fait...   

Là, je ne vais pas franchement vous suivre. D'accord !

Ce n'est pas les ministres qui ont fait un numéro mal venu, il y a quelques semaines là-dessus, Roselyne Bachelot ?

Ah écoutez,  de toute façon, vous me connaissez, je n'attaque jamais la presse. Quelquefois, il y a des journalistes qui font plus ou moins bien leur travail. Moi ça ne me gêne jamais la polémique ? Quelquefois la méconnaissance des dossiers me gêne. Mais ce n'est pas votre cas, Jean-Michel Aphatie ?

Ah ce matin, j'ai fait la preuve que non ?

Voilà. Sur la grippe A, vous êtes très bon.

Formidable, je suis au point et nous en reparlerons ensemble entre 8h30 et 8h50. Roselyne Bachelot, sans langue de bois, vous y croyez, vous ? ce matin sur RTL.

On va y réfléchir !

En tout cas, sur la grippe A, c'est certain !
       
Ah sur la grippe A, il n'y avait pas de langue de bois ! On est d'accord.

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La ministre de la Santé et des Sports répondait aux questions de Jean-Michel Aphatie jeudi matin. Roselyne Bachelot a admis que le mouvement de vaccination contre la grippe H1N1 était encore "timide", se réjouissant cependant que d'ores et déjà "50.000 personnes" se soient fait vacciner à l'hôpital. Elle a rapporté que plusieurs pays avaient contacté la France pour racheter des doses de vaccin. A propos de la secrétaire d'Etat aux Sports Rama Yade, qui s'est opposée à ses arbitrages sur la suppression d'un avantage fiscal en faveur des sportifs professionnels ? "Je constate aujourd'hui que l'incident est clos". Et d'ajouter : "Dans une équipe gouvernementale, il faut jouer collectif, je lui dis avec beaucoup d'amitié et de gentillesse".
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2009-11-05 09:05:00