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Richard Ferrand : "Il finira par démissionner", pense Nicolas Domenach

DÉBAT - Nicolas Domenach et Olivier Mazerolle reviennent sur l'affaire Richard Ferrand, qui tombe au moment même de l'élaboration de la loi de moralisation de la vie publique.

Eric Zemmour et Nicolas Domenach On n'est pas forcément d'accord Éric Zemmour & Nicolas Domenach
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Richard Ferrand : "Il finira par démissionner", pense Nicolas Domenach Crédit Image : Eric FEFERBERG / AFP | Crédit Média : RTLNET | Date :
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Nicolas Domenach
Nicolas Domenach et Olivier Mazerolle

Les révélations du Canard enchaîné concernant Richard Ferrand arrivent au plus mauvais moment pour le tout nouveau gouvernement d'Emmanuel Macron, qui avait fait de la loi sur la moralisation de la vie publique sa priorité. Il est reproché à l'actuel ministre de la Cohésion des territoires d'avoir effectué un montage financier avantageux, lorsqu'il était à la tête des Mutuelles de Bretagne. L'organisme a en effet loué en 2011 de nouveaux locaux appartenant à la compagne du député du Finistère, Sandrine Doucen. Depuis, quelques jours, la polémique enfle, malgré les justifications du principal intéressé : "C'était la proposition la moins chère ! Le prix était conforme au marché, et rien n'a été caché : tout le monde savait que cette SCI était la propriété de ma compagne !", s'est-il expliqué dans les colonnes de l'hebdomadaire satirique.

"Cette affaire démontre une chose, explique Olivier Mazerolle, c'est que la moralisation de la vie politique, ce n'est pas une question de loi mais c'est d'abord le respect d'un certain nombre de règles". Le journaliste politique estime qu'il n'y "a pas besoin d'une nouvelle loi sur la moralisation de la vie publique. Concernant l'affaire Richard Ferrand, il y a déjà tous les ingrédients juridiques qui permettent de mener une enquête pour savoir s'il y a eu prise illégale d'intérêts, favoritisme, ou rien du tout". "La preuve est faite qu'on pourra ajouter toutes les règles que l'on veut, on découvrira toujours qu'il en manque une", ajoute-t-il, estimant que "tout cela devient ridicule. Appliquons les lois telles qu'elles existent déjà". 

Pour Nicolas Domenach, il faut en revanche "une loi très vaste, très large, qui concerne la politique mais qui va au-delà". Selon lui, nous sommes confrontés à un besoin, une nécessité de moralisation. "Il s'agit de nettoyer les écuries d'Augias et non plus de brosser le poney". Revenant sur l'affaire Ferrand, si l'éditorialiste affirme que le ministre s'est "dévoué, s'est donné corps et âme dans cette campagne", il estime que dans ce contexte d'exigence de moralisation "il ne pourra pas tenir". "Les Français veulent des responsables nets, vertueux, afin de retrouver la confiance". À la question d'une possible démission du ministre de la Cohésion des territoires, Nicolas Domenach répond par l'affirmative : "Je pense" qu'il finira par démissionner, "sinon La République En Marche perdra beaucoup dans ces élections législatives"

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