1 min de lecture Richard Ferrand

Richard Ferrand : "Ce qui me choque, c'est qu'il n'y ait pas enquête", confie Lagarde

INVITÉ RTL - Le président de l'UDI souhaiterait qu'une enquête vienne éclaircir ce dossier, qui sème le trouble en ce début de quinquennat.

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Jean-Christophe Lagarde, invité de RTL, vendredi 26 mai Crédit Image : Johanna Guerra / RTLNET | Crédit Média : RTLnet | Date :
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Ludovic Galtier
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et Yves Calvi

En pleine campagne des élections législatives, l'affaire Richard Ferrand bouscule le gouvernement fraîchement nommé, qui s’attelle à la rédaction d'un projet de loi de moralisation de la vie politique. Invité de RTL vendredi 26 mai, Jean-Christophe Lagarde a défendu la présomption d'innocence, avant d'évoquer le fond de l'affaire.

"On se focalise sur l'emploi de son fils, qui est totalement marginal. C'est un faux sujet. Le vrai sujet, c'est l'histoire de la société avec sa femme où quand il est directeur général d'une mutuelle [Les Mutuelles de Bretagne, ndlr], il favorise vraisemblablement le fait que l'on choisisse la proposition de sa femme d'un bien immobilier dont elle n'est même pas propriétaire. Le dossier est monté exprès pour cette affaire-là."

Le député sortant souhaiterait qu'une enquête éclaircisse ce dossier, qui sème le trouble en ce début de quinquennat. "Ce qui me choque, c'est qu'il n'y ait pas enquête, ne serait-ce que pour lui. À sa place, je demanderai au parquet d'enquêter pour démontrer son innocence. Au nom de quoi, on dit qu'il n'y a pas d'enquête, alors qu'il y a manifestement un soupçon au moins dans l'opinion publique de prise illégale d'intérêt (...) Il y a deux soupçons qui vont peser sur ce ministre, qui peut-être n'a rien fait : il y a la prise illégale d'intérêt, je ne vois pas comment on peut écarter ça du revers de la main, voire le délit d'initiés, puisqu'on peut penser que son épouse était au courant du fond du dossier."

Lagarde ne demande pas à Ferrand de démissionner

Pour se justifier, Richard Ferrand a toujours défendu l'idée, selon laquelle cette décision s'était prise en toute transparence. Si Jean-Christophe Lagarde ne demande pas au ministre de la Cohésion des territoires de démissionner si une enquête était ouverte et juge "débile" cette règle dictée à l'époque par Lionel Jospin, il constate que "la situation dans laquelle il se met lui-même en disant 'j'exclus totalement de démissionner' fait que finalement on pourrait continuer à nourrir le soupçon (...) montre un sentiment d'impunité."

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