1. Accueil
  2. Actu
  3. Politique
  4. Retour des jihadistes : Ciotti ne veut pas "récupérer ceux qui nous ont trahis"
2 min de lecture

Retour des jihadistes : Ciotti ne veut pas "récupérer ceux qui nous ont trahis"

INVITÉ RTL - Le président du conseil département des Alpes-Maritimes souhaite que l'État "refuse l'entrée sur le territoire national" à tous les jihadistes bi-nationaux.

Éric Ciotti, invité de RTL le 30 janvier 2017
Éric Ciotti, invité de RTL le 30 janvier 2017
Crédit : Camille Kaelblen / RTLnet
L'invité de RTL du 01 novembre 2017
13:49
Yves Calvi & Claire Gaveau

Faut-il rapatrier et juger les jihadistes français arrêtés en Syrie ? Les Républicains restent fermes sur cette question. Laurent Wauquiez, qui s'était dit "abasourdi" de la présence en liberté de certains jihadistes, a réclamé leur "enfermement immédiat" lors de son passage au Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI.

Invité de RTL ce mercredi 1er novembre, Éric Ciotti refuse quant à lui le retour des jihadistes. "J'ai toujours défendu le fait que ceux qui ont trahi notre pays, qui se sont engagés pour détruire notre civilisation, ne puissent pas rentrer en France. Je le dis avec la même détermination. Je crois que nous n'avons pas à récupérer ceux qui nous ont trahis", a-t-il lancé.

Selon lui, "le jugement sur les territoires où ils sont allés combattre est plus opportun". "Beaucoup ont la double nationalité et pour ceux-là, je souhaite qu'on leur refuse l'entrée sur le territoire national", a-t-il déclaré. Avant d'ajouter : "Ce sont des barbares qui ont porté les armes contre les valeurs de la liberté, de l'humanité. On ne doit avoir aucune indulgence et aucune complaisance".

Ciotti dénonce une "forme de naïveté"

Mardi 31 octobre, sur RTL, Gérard Collomb a répondu à Laurent Wauquiez. Si plus de 130 jihadistes revenus en France sont en prison, environ 110 jihadistes se trouvent actuellement en liberté sur le sol français. "Pour ceux qui sont rentrés, je suis inquiet de voir qu'une partie d'entre eux est en liberté. C'est une forme de naïveté de notre démocratie par rapport à cette situation extraordinaire", a déploré Éric Ciotti.

L'État doit faire en sorte que les enfants soient protégés et surveillés

Éric Ciotti
À lire aussi

S'il ne "doute pas" que cette centaine de personnes est surveillée par la DGSI, comme l'a affirmé le ministre de l'Intérieur, l'élu Les Républicains "préférerait qu'ils soient placés en rétention de sûreté". "Qui peut nier qu'ils représentent une menace ?", a-t-il questionné.

Et le président du conseil départemental des Alpes-Maritimes n'oublie pas les femmes et les enfants, dont la question se pose régulièrement. "Les enfants doivent être traités de manière spécifique. Il y a des services de protection de l'enfance qui doivent être utilisés car l'État doit faire en sorte que les enfants soient surveillés et protégés". 

La rédaction vous recommande
À écouter aussi

Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires.
Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Signaler un commentaire

En Direct
/