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Retour de Nicolas Sarkozy : les 6 points à retenir de son intervention sur "France 2"

L'ancien chef de l'État et candidat à la présidence de l'UMP était l'invité de "France 2", dimanche 21 septembre, afin d'expliquer les raisons de son retour en politique.

Nicolas Sarkozy était l'invité du journal de "France 2" dimanche 21 septembre
Nicolas Sarkozy était l'invité du journal de "France 2" dimanche 21 septembre
Raphaël Bosse-Platière
Raphaël Bosse-Platière

Nicolas Sarkozy a choisi le JT de France 2 dimanche 21 septembre pour s'expliquer sur son retour à la politique. Mais l'ex-président de la République, qui a annoncé sa candidature à la présidence de l'UMP, a également largement abordé la politique de son successeur.

1. Les raisons de son retour en politique

 "Je ne veux pas que mon pays soit condamné entre le spectacle humiliant que nous avons aujourd'hui et la perspective d'un isolement total qui serait la perspective du Front national", a déclaré Nicolas Sarkozy face à Mathieu Delahousse.

Non seulement j'ai envie, mais je n'ai pas le choix

Nicolas Sarkozy

"Non seulement j'ai envie, mais je n'ai pas le choix", a-t-il continué, reprenant sa thématique du retour providentiel. Il a également tenu à justifier son choix de revenir par l'UMP, alors que certains - comme Bernadette Chirac ou Henri Guaino - lui prêtaient un destin plus important. "Pourquoi cela ne serait pas digne de moi ?", a-t-il balayé d'une seule phrase. Avant de conclure : "Candidat à la présidence de l'UMP ce n'est pas pour rajouter une ligne sur mon CV".

2. Des attaques contre François Hollande

Sans surprise, Nicolas Sarkozy, qui souhaite prendre la tête de l'opposition via l'UMP, a sévèrement attaqué François Hollande. "Monsieur Hollande pense le plus grand mal de moi. Je ne pense rien de lui", a-t-il lancé.

Hollande pense le plus grand mal de moi, je ne pense rien de lui

Nicolas Sarkozy
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"Je n'ai pas menti en 2012", a-t-il répété quatre fois. En revanche "que reste-t-il de la longue série d'anaphores, vous savez, 'Moi président' ? Une longue litanie de mensonges", a-t-il asséné. 
"Au fond, il est son propre procureur", a ironisé Nicolas Sarkozy au sujet de l'actuel chef de l'Etat, tout en précisant souhaiter, "naturellement", qu'il aille au bout de son mandat

3. Nicolas Sarkozy n'est pas effrayé par les affaires

Cité dans un certain nombre de dossiers judiciaires en cours, l'ancien locataire de l'Élysée ne semble pas s'en inquiéter. "Est-ce que vous croyez que si j'avais quelque chose à me reprocher, je viendrais m'exposer dans un retour à la politique comme aujourd'hui ? Est-ce que vous me prêtez deux neurones d'intelligence ?" a-t-il lancé, se disant "en colère". 

Qui me rendra mon honneur ?

Nicolas Sarkozy

Et de poursuivre : "Durant toute la campagne présidentielle [de 2012], on a expliqué aux Français que j'étais mouillé dans l'affaire Bettencourt, que j'avais extorqué de l'argent à une vieille dame. Deux ans et demi d'enquêtes, quatre perquisitions, 22 heures d'interrogatoire. À l'arrivée : non lieu. Qui me rendra mon honneur ?", a-t-il ajouté. 
   
"L'affaire Karachi : dix ans d'enquête. On m'a même suspecté d'être complice de la mort de nos compatriotes, les pauvres. Aujourd'hui, je suis lavé. Qui me rendra mon honneur ? Est-ce que vous ne croyez pas que ceci sert certains desseins ?", a-t-il poursuivi. 

4. La montée de l'extrême droite

Dans son texte publié sur Facebook pour annoncer officiellement son retour, Nicolas Sarkozy s'inquiétait déjà de la montée du Front national. Pendant l'interview, il a de nouveau abordé le sujet, expliquant qu'il souhaite "aller reconquérir" les électeurs de Marine Le Pen et "les convaincre". 

Selon Nicolas Sarkozy, la présidente du Front national "a donné un sacré coup de main à François Hollande".

5. Les tensions dans son propre camp

"Je veux tellement convaincre nos amis que nos querelles sont dérisoires", a déclaré celui qui présida l'UMP de 2004 à 2007. Et d'enchaîner avec des appels du pieds à ses rivaux au sein de son propre camp. Alain Juppé, qui au même moment dévoilait son "projet pour l'alternance", a été décrit comme "un partenaire, un ami, un compagnon. Quelqu'un pour qui j'ai de l'admiration. J'aurai besoin de lui". François Fillon ? "On a travaillé sans aucun nuage. J'aurai besoin de lui aussi".

En revanche, un de ses anciens collaborateurs n'a pas eu droit à autant de louanges : Patrick Buisson, son ancien conseiller qui l'enregistrait à son insu. "J'en ai connu des trahisons dans ma vie, a-t-il déclaré, avant de baisser la voix. Mais comme celle-là, rarement".

6. Sarkozy veut "réintroduire le référendum"

Comme il l'a déjà fait depuis la fin de son quinquennat, Nicolas Sarkozy ouvre de nouveau la porte à l'utilisation accrue du référendum. "Il est venu le temps de réintroduire régulièrement dans le fonctionnement de nos institutions le référendum", a expliqué l'ancien Président. Il considère que faire appel au peuple serait "une garantie" qu'il compte mettre en place s'il revient un jour au pouvoir.

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