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Résultats européennes 2014 : Jean-Luc Mélenchon ne parvient pas à concurrencer le FN dans le Sud-ouest

ESTIMATIONS - Jean-Luc Mélenchon n'aurait obtenu que 8,8% des voix dans la circonscription du Sud-Ouest.

Pour l'ancien co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, les frondeurs doivent "aller au bout de leur logique". Ici à Toulouse le 20 mai 2014.
Pour l'ancien co-président du Parti de gauche, Jean-Luc Mélenchon, les frondeurs doivent "aller au bout de leur logique". Ici à Toulouse le 20 mai 2014.
Crédit : AFP/ERIC CABANIS
Marion Dautry
Marion Dautry

Tête de liste dans la circonscription Sud-Ouest, Jean-Luc Mélenchon sauverait, selon les premières estimations, son siège au parlement européen avec 8,8% des voix.

Il paye le prix fort des divisions du Front de Gauche et ne parvient pas à enrayer la hausse de son ennemi historique. Dans le Sud-Ouest c'est Louis Aliot pour le FN qui arrive en tête du scrutin avec 24% des voix devant l'UMP et le PS.

Divisions internes

Né d'une coalition entre le Parti communiste français (PCF), le Parti de gauche (PG) et la Gauche unitaire (GU), en vue des élections européennes de 2009, le Front de gauche souffre aujourd'hui de ses luttes intestines. En 2009, il avait recueilli 6,05% des voix, envoyant quatre députés siéger à Strasbourg, dont Jean-Luc Mélenchon. Aujourd'hui, le Front de gauche se maintient avec 6,5% des voix mais selon les estimations il perdrait un siège au parlement.

Mais les municipales de mars 2014 ont montré les divisions qui règnent dans les rangs du parti, avec l'opposition entre le PCF de Pierre Laurent et le PG de Jean-Luc Mélenchon sur la stratégie à adopter face au PS. La présence de Pierre Laurent, président du Parti de la gauche européenne, au meeting du 20 mai à Toulouse pour soutenir Jean-Luc Mélenchon, n'a pas suffi à faire oublier les divergences entre les deux hommes.

L'échec français de la "vague Tsipras"

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Retardé par des discussions concernant la répartition des têtes de liste, le Front de gauche n'a lancé sa campagne que le 11 avril dernier. Invité d'honneur, le grec Alexis Tsipras, leader du parti d'extrême-gauche Syriza et candidat à la présidence de la Commission européenne, était assis aux côtés de Jean-Luc Mélenchon. Ce dernier a voulu s'appuyer sur la popularité croissante d'Alexis Tsipras, qu'il considère comme "un modèle dans la façon de faire". Le lendemain, ils défilaient ensemble contre l'austérité.

Mais la "victoire historique" annoncée pour Syriza aux élections européennes n'a pas suffit pour donner un nouveau souffle au Front de gauche français.

Un bilan européen attaqué

Député européen depuis 2009, Jean-Luc Mélenchon a surtout dû essuyer de nombreuses attaques personnelles sur son bilan au Parlement de Strasbourg. Le leader des écologistes José Bové l'a notamment critiqué pour son absentéisme, appuyé par les mesures de VoteWatch qui mesure l'activité des parlementaires européens.

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