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Résultats élections régionales 2015 : ce qu'il faut retenir des résultats du 1er tour

ÉCLAIRAGE - Le dépouillement des bulletins de vote du premier tour des élections régionales a consacré le triomphe du Front national, largement en tête à l'échelle nationale.

Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen ont passé la barre des 40% des voix au premier tour.
Marine Le Pen et Marion Maréchal-Le Pen ont passé la barre des 40% des voix au premier tour.
Crédit : VALERY HACHE / AFP
Claire Gaveau & Geoffroy Lang

La vérité des urnes a confirmé les prévisions des derniers sondages au moment de la publication des résultats du premier tour des élections régionales dimanche 6 décembre : le Front national sort indubitablement vainqueur du premier tour avec 29% des voix à l'échelle nationale. Le parti de Marine Le Pen est en tête dans au moins six régions après le premier tour.

>> Retrouvez les résultats complets des élections régionales dans notre carte interactive

Selon les dernières estimations dimanche soir, Les Républicains ont remporté 27,4% des suffrages tandis que le Parti socialiste est à la peine avec 23,5% des voix. En attendant le second tour dimanche 13 décembre et les négociations qui vont certainement avoir lieu entre les listes encore en lice d'ici la semaine prochaine, nous vous proposons de faire le point sur les enseignements de ce premier scrutin.

Le Front national en tête dans 6 régions au moins

Le parti de Marine Le Pen est le grand vainqueur de ce scrutin en remportant près de 30% des suffrages, son meilleur score depuis sa création. Dans six régions au moins, les candidats du FN sont en tête : Alsace-Lorraine-Champagne-ArdenneBourgogne-Franche-ComtéCentre-Val-de-Loire, Midi-Pyrénées-Languedoc-Roussillon, Nord-Pas-de-Calais-PicardieProvence-Alpes-Côtes-d'Azur.

Les listes conduites par Marine Le Pen et Marion Maréchal Le Pen ont toutes deux passé la barre des 40%. En Provence-Alpes-Côtes-d'Azur, la petite-fille de Jean-Marie Le Pen a même réalisé le score le plus élevé du premier tour, toutes régions confondues, avec 41,5% des voix devançant ainsi largement Christian Estrosi et Christophe Castaner. 

Valérie Pécresse, Bruno Retailleau et Laurent Wauquiez en bonne position

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La situation est sensiblement plus précaire que prévue pour Les Républicains, qui doivent se contenter de 27,4% des suffrages au niveau national. Dans trois régions, les candidats des listes LR-UDI-MoDem arrivent cependant en tête de ce premier tour. Dans les Pays de la Loire, Bruno Retailleau est largement en tête avec 34,37% des voix, contre 23,65% pour son rival socialiste Christophe Clergeau.

En Île-de-France, la liste conduite par Valérie Pécresse devance ses principaux rivaux avec 31% des votes. Elle creuse l'écart avec le candidat socialiste Claude Bartolone (25%) et Wallerand de Saint Just (18,5%) pour le Front national. Son successeur au ministère de l'Enseignement et de la Recherche, Laurent Wauquiez, est aussi en bonne posture en Rhône-Alpes-Auvergne. Du haut de ses 31,4%, le secrétaire national des Républicains devance largement le candidat du Front national Christophe Boudot (26,7%) et le socialiste Jean-Jack Queyranne (23,1%). Les trois candidats Les Républicains restent favoris pour le second tour du 13 décembre.

La gauche sauve les meuble en Bretagne et Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes

Avec 23,5% des voix selon TNS-Sofres-One Point, le Parti socialiste arrive en troisième position au premier tour des élections régionales derrière le Front national et Les Républicains. Un résultat synonyme de débâcle pour le parti présidentiel qui subit une véritable vague bleue lors de ce scrutin. Malgré tout, le PS reste en situation de peut-être l'emporter dans différentes régions au soir du second tour. En premier lieu ? En Bretagne et en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charente où les têtes de liste socialistes sont arrivées en tête. 

En Bretagne, Jean-Yves Le Drian a tenu son rang avec 34,92% des voix et devance largement Marc Le Fur (23,46%) et Gilles Pennelle (18,17%). Même configuration en Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes, bien que l'écart soit beaucoup plus faible entre Alain Rousset (30,32%), Virginie Calmels (26,88%) et Jacques Colombier (23,60%). 

Des résultats encourageants, notamment aux yeux de Stéphane Le Foll. Le porte-parole du Parti socialiste a affirmé que "le total de gauche en fait le premier parti de France". Des propos qui trouvent un échos dans ceux de Manuel Valls qui estime que "le PS résiste et le total du bloc de gauche démontre une meilleure dynamique que celle prévue par les instituts de sondage. À ce titre, la dynamique et le rassemblement de la gauche doivent permettre d'aller plus loin et de l'emporter dans plusieurs régions". 

Le Parti socialiste se retire en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et PACA

Jean-Christophe Cambadélis a annoncé le retrait de deux listes socialistes au second tour des élections régionales. En Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d'Azur, deux régions où le Front national est arrivé largement en tête au premier tour, le premier secrétaire du Parti socialiste a annoncé ce retrait "pour faire barrage républicain". "Dans les régions à risque Front national où la gauche ne devance pas la droite, le Parti socialiste décide de faire barrage républicain, en particulier en Nord-Pas-de-Calais-Picardie et Provence-Alpes-côte d'Azur (...) Pendant cinq ans, les socialistes ne siégeront pas dans ces régions", a-t-il déclaré à l'issue d'un bureau national exceptionnel. 


Dans le Nord, le candidat socialiste Pierre de Saintignon est nettement distancé par Marine Le Pen et par Xavier Bertrand. En PACA, Christophe Castaner est également distancé par Marion Maréchal-Le Pen et Christian Estrosi alors que les deux candidates frontistes ont récolté plus de 40% des voix chacune. Sur Twitter, Christian Estrosi a immédiatement salué une décision "courageuse" du Parti socialiste, s'affichant dès lors en "candidat de la résistance république". 

La participation en hausse par rapport à 2010

Les estimations en fin d'après-midi donnaient un taux de participation de 50,05% au premier tour des élections régionales 2015, dimanche 6 décembre. Un chiffre en forte hausse par rapport au précédent scrutin régional alors que l'abstention s'était élevée à 53,6% au premier tour en 2010. Pour Laure Salvaing, directrice du pôle opinion TNS-Sofres, cette hausse de la mobilisation reste modeste cependant : "On a aujourd'hui un regain de participation, certainement dû aux attentats du 13 novembre, mais un peu moins d'un électeur sur deux ne s'est pas rendu aux urnes."

>> Découvrez les taux de participation provisoires région par région

Selon les chiffres dévoilés à 17 heures, la Corse et le Nord-Pas-de-Calais-Picardie font office de bons élèves avec respectivement 52,59% et 49,1% de participation. À l'opposé, l'Île-de-France et l'Alsace-Lorraine-Champagne-Ardenne ferment la marche avec 35,65% et 41,39% de participation seulement. 

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