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Rencontre Le Pen / ambassadeur d'Israël : "un malentendu"

La présidente du Front national français Marine Le Pen s'est réjouie jeudi d'avoir pu rencontrer l'ambassadeur d'Israël à l'ONU Ron Prosor, à l'occasion d'un déjeuner au siège des Nations Unies à New York avec une poignée d'ambassadeurs. "C'est un signal de sa part", a-t-elle déclaré tout sourire. "Il a clairement montré par ce geste qu'il considérait ma personne, ma candidature, comme parfaitement légitimes, quelqu'un avec qui, comme avec n'importe qui d'autre, on pouvait discuter des révolutions arabes ou de l'avenir de la zone euro", s'est-elle félicitée. Une joie rapidement douchée. Cette rencontre résulte d'un "malentendu", a déclaré dans la soirée la porte-parole de la mission israélienne.

Marine Le Pen et l'ambassadeur israélien aux Nations Unies Ron Prosor, le 3 novembre 2011 à New York
Marine Le Pen et l'ambassadeur israélien aux Nations Unies Ron Prosor, le 3 novembre 2011 à New York Crédit : AFP / Emmanuel Dunand
Rémi Sulmont
Rémi Sulmont Journaliste RTL

Marine Le Pen, actuellement en voyage aux Etats-Unis, a rencontré l'ambassadeur israélien dans le cadre d'un déjeuner auquel la candidate à l'élection présidentielle française avait invité plusieurs dizaines de diplomates et ambassadeurs francophones à l'ONU. Seuls quatre ambassadeurs étaient présents,  au déjeuner, dont aucun francophone.

Ron Prosor n'a pas participé au déjeuner. Il a quitté la salle, dressée pour trente convives, après avoir bu un verre, environ vingt minutes après y être entré, a constaté l'AFP.

Après cette rencontre, la présidente du FN a déclaré qu'elle espérait que la page du "détail" était tournée, référence à la déclaration de son père sur les chambres à gaz. "Ce malentendu a duré des années et a servi de base à une caricature qui a nui à notre mouvement", a-t-elle ajouté. "Je crois que ça lève une accusation (...) instrumentalisée par nos adversaires politiques pour tenter de nous écarter du pouvoir", a-t-elle ajouté. "Il est légitime qu'un grand parti comme le nôtre puisse avoir avec l'ensemble des représentants des nations des relations qui soient apaisées et normalisées".

Marine Le Pen a précisé qu'elle serait prête à se rendre en Israël, si elle y était invitée officiellement par le gouvernement israélien.

"Nous apprécions la diversité d'opinions", a déclaré l'ambassadeur après avoir rencontré Mme Le Pen, créditée de 17 à 19% des intentions de vote pour la présidentielle française. "Nous avons parlé de l'Europe et d'autres questions, et j'ai beaucoup apprécié la conversation", a-t-il ajouté.

"L'ambassadeur était là-bas en raison d'un malentendu", a déclaré un peu plus tard à l'AFP la porte-parole de la mission israélienne Karean Peretz. Elle n'a donné aucun détail sur les raisons de ce malentendu.

Marine Le Pen n'a pas tenu le discours de politique internationale préparé, qui traitait notamment de la défense de la francophonie. Mais elle en a remis le texte, en français, à ses hôtes.

Elle devait poursuivre vendredi son voyage aux Etats-Unis par une visite de Manhattan, où elle pourrait rendre visite aux manifestants d'Occupy Wall Street. "Le message que je porte est en grande partie le même que le leur", a-t-elle dit.

Mercredi, elle avait brièvement rencontré au Congrès à Washington, Ron Paul, un républicain proche du "tea party", candidat à l'élection présidentielle américaine de 2012. Elle avait aussi rencontré Joe Walsh, républicain ultra-conservateur de l'Illinois, avant de se rendre devant le siège du FMI qu'elle a taxé "d'affameur des peuples".

La réaction du président du Crif, vendredi dans "RTL Midi"

"On savait que Marine Le Pen a un certain culot, on en a la preuve", a déclaré Richard Prasquier, président du Conseil représentatif des Institutions juives de France (crif) vendredi midi sur RTL.

"Ce qui s'est passé n'a absolument rien à voir avec tourner la page, d'ailleurs ce n'est pas à Marine Le Pen de décider que l'on a tourné la page. Son père reste le Pdt d'honneur du FN, tant que Marine Le Pen, publiquement n'aura pas désavoué ses propos. Je regrette qu'elle n'ait pas profité de sa venue à Washington pour rendre visite au musée de l'holocauste. Je pense que ça lui aurait donné quelques idées par rapport aux phrases terribles que son père a prononcées. Ce que je sais, c'est que la politique du gouvernement israélien vis-à-vis de Marine Le Pen n'a pas changée".


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