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REM : 100 "marcheurs" vont quitter le parti pour dénoncer le manque de démocratie

Simples adhérents, élus et animateurs de comités locaux ont annoncé leur départ du parti majoritaire à la veille de l'élection de Christophe Castaner, vendredi 17 novembre.

Christophe Castaner à Carpentras, le 14 juin 2017
Christophe Castaner à Carpentras, le 14 juin 2017
Crédit : ANNE-CHRISTINE POUJOULAT / AFP
Ludovic Galtier
Ludovic Galtier

La désignation de Christophe Castaner par Emmanuel Macron en personne, pour prendre les manettes de La République En Marche (REM), les a fait tousser. Tous "marcheurs", "100 démocrates" - ils conservent pour l'heure l'anonymat - ont annoncé collectivement leur départ du parti majoritaire à compter du vendredi 17 novembre. Date symbolique s'il en est, puisqu'il s'agit de la veille du Conseil national et de la prise de fonctions du seul candidat déclaré à la délégation générale.

Dans une tribune relayée par franceinfo, les "100 démocrates" dénoncent le manque de démocratie interne au sein du parti. Ils regrettent que le délégué général soit désigné non pas par les 380.000 adhérents de REM mais par un collège d'élus, de ministres et de cadres et 200 militants tirés au sort, "qui ne représenteront qu'un quart des voix au Conseil national".

Le "sacre avant l'heure(de Christophe Castaner, ndlr) laisse peu d'espoirs aux militants en attente de démocratie", écrivent les futurs démissionnaires, dont le profil va du simple adhérent à l'animateur de comité local. "Sous le poids des process marketing, des #LoveLaRem, #LoveLaTeamMacron, les piliers de la démocratie se sont effondrés" au profit du "mépris" et de "l'arrogance" et d'un "fonctionnement vertical" et d'une "gouvernance d'élites".

Un mode d'organisation digne de l'Ancien Régime

"100 démocrates", évoquant le vote à main levée

"Comment expliquer que les comités se soient vidés de leurs marcheurs cinq mois seulement après l'accession au pouvoir d'Emmanuel Macron ?", interrogent-ils ensuite de façon rhétorique.

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"Aucune instance de régulation n'a été activée. Pire, les nouveaux statuts avec une représentativité très affaiblie de la base militante ne permettent ni la liberté d'opinion et d'expression, ni une critique interne du pouvoir contre ses propres abus." Ils font notamment allusion ici au vote à main levée, mode de scrutin choisi par REM pour élire son délégué général. "Un mode d'organisation digne de l'Ancien Régime", tranchent-ils.

Une liste demande un vote à bulletin secret et un débat

Selon les informations de RTL, la liste En Marche Citoyens !, l'une des quatre listes candidates, réclame, elle aussi, que le vote ait lieu à bulletin secret plutôt qu'à main levée, et qu'un débat soit organisé, publiquement ou non, "histoire que chacun puisse défendre ses arguments".

Si REM n'a pas vraiment l'intention de revoir sa copie sur le plan logistique, les représentants de la société civile ont tout de même plus d'espoir d'obtenir gain de cause sur l'anonymisation du vote. Il leur suffirait pour cela que 25% des votants le réclament. Or, ils sont déjà plus de 150 à s'être manifestés sur la plateforme interne de REM, sur 750 membres au total du Conseil national.

L'hypothèse d'un débat avait, quant à elle, été très vite écartée par une députée proche de Christophe Castaner, avant que ce dernier ne revienne sur cette décision. Stéphane Roques, le directeur général de REM, a écrit aux listes candidates dans la nuit du 14 au 15 novembre pour leur annoncer qu'"après discussion avec la direction du mouvement et avec Christophe Castaner, un débat sera bien organisé" jeudi 16 novembre au quartier général du parti.

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