2 min de lecture Christiane Taubira

Cécile Duflot affiche son désaccord avec Manuel Valls sur l'immigration et la politique pénale

La ministre du Logement et de l'égalité des territoires Cécile Duflot s'oppose à Manuel Valls sur des thèmes importants de justice et d'immigration dans une interview à "Libération".

La ministre Cécile Duflot à l'Assemblée Nationale le 23 juillet 2013 à Paris.
La ministre Cécile Duflot à l'Assemblée Nationale le 23 juillet 2013 à Paris. Crédit : PIERRE ANDRIEU / AFP
micro générique
La rédaction numérique de RTL
et AFP

Cécile Duflot n'hésite pas à affirmer son désaccord avec Manuel Valls dans le quotidien Libération et s'oppose radicalement à ses positions sur l'immigration et la politique pénale, excluant toute remise en cause du regroupement familial des immigrés.

La question du regroupement familial "ne se pose même pas"

Dans un entretien à paraître mercredi 21 août, la ministre du Logement et de l'égalité des territoires estime que la question du regroupement familial, dont Manuel Valls a jugé mardi qu'elle "peut être posée", "ne se pose même pas : le droit à vivre en famille ne souffre pas d'exception. Il est garanti par l'article 8 de la convention européenne des droits de l'Homme".

Ce n'est pas en bourrant les prisons qu'on améliore la sécurité

Cécile Duflot
Partager la citation

De même, dans le débat sur la réforme pénale qui doit être annoncée au mois de septembre, Cécile Duflot appuie la garde des Sceaux, favorable à une individualisation des sanctions et des peines aux dépens de leur automaticité, face au ministre de l'Intérieur. "C'est une question d'efficacité : ce n'est pas en bourrant les prisons qu'on améliore la sécurité", affirme la ministre EELV, jugeant une telle réforme "indispensable".

Cécile Duflot prend le parti de Christiane Taubira

Selon Cécile Duflot, "en matière de justice, il n'y a qu'une ligne de gauche. Elle est très bien portée par Christiane Taubira", façon de dire que Manuel Valls incarne une ligne de droite.

À lire aussi
Christiane Taubira au ministère de la Justice, le 27 janvier 2016 manifestations
Pour Christiane Taubira, les "gilets jaunes" sont "une marque de vitalité de la démocratie"

"Nul ne doit oublier que pour être dur avec le crime, il faut aussi être dur avec les causes du crime", argumente-t-elle, déclarant faire "entièrement confiance" au Premier ministre Jean Marc Ayrault qui, dit-elle, "arbitrera le moment venu"." Elle se félicite que le chef du gouvernement ait, mardi, "annoncé à Marseille de façon très claire que nous (la majorité de gauche) supprimerons les peines-planchers".

La ministre proclame son franc-parler

Alors que sa formation politique tient à partir de jeudi ses journées d'été à Marseille, la ministre écologiste rappelle qu'en entrant au gouvernement en mai 2012, elle a "choisi d'agir en gardant toutes (ses) convictions". "Quand j'ai un désaccord majeur avec un membre de la majorité, je n'hésite pas à le dire", proclame-t-elle.

L'ex-numéro 1 d'EELV regrette certaines positions de Jean-Luc Mélenchon, qui a réitéré le week-end dernier ses attaques contre François Hollande et Manuel Valls. "C'est dommage, car certaines de ses remarques ne sont pas infondées et même parfois pertinentes. Hélas, il tue le débat par le napalm médiatique qu'il ne peut s'empêcher de provoquer", affirme-t-elle.

Elle qualifie de "rendez-vous de vérité" les arbitrages sur la fiscalité verte et la transition énergétique attendus d'ici septembre dans le cadre du projet de loi de finances 2014, rappelant l'"insatisfaction réelle" des "militants écologistes".

La rédaction vous recommande
Lire la suite
Christiane Taubira Cécile Duflot Manuel Valls
Restez informé
Commentaires

Afin d'assurer la sécurité et la qualité de ce site, nous vous demandons de vous identifier pour laisser vos commentaires. Cette inscription sera valable sur le site RTL.fr.

Connectez-vous Inscrivez-vous

500 caractères restants

fermer
Signaler un abus
Signaler le commentaire suivant comme abusif
500 caractères restants