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Régionales : le PS pourrait abandonner le front républicain

Manuel Valls serait "sceptique" sur l'opportunité du retrait du Parti socialiste au second tour des élections régionales dans l'hypothèse où il arriverait troisième, selon une information de "L'Express".

Manuel Valls, le 15 juin 2015
Manuel Valls, le 15 juin 2015
Crédit : MARTIN BUREAU / AFP
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La rédaction numérique de RTL

C'est une sortie qui risque de faire grincer des dents au Parti socialiste. Manuel Valls veut-il mettre fin au front républicain, que les socialistes adoptent de façon quasi-systématique pour faire barrage au Front national ? "Je suis très sceptique sur l'idée du retrait", au cas où le PS arrive en troisième position aux régionales, a glissé le Premier ministre à L'Express. "Le fait d'arriver troisième n'empêche pas de pouvoir gagner", a-t-il encore estimé. 

Dans le Nord-Pas-de-Calais-Picardie et en Provence-Alpes-Côte d'Azur par exemple, où le Front national est en bonne position, le Parti socialiste n'est, à ce jour, pas parvenu à rassembler toutes les forces de gauche pour le scrutin de décembre. 

Martine Aubry recule

Les candidatures de Christophe Castaner en Paca et de Pierre de Saintignon dans le Nord, deux socialistes peu connus, sont critiquées alors que Les Républicains ont investi Xavier Bertrand et Christian Estrosi, et le Front national sa présidente Marine Le Pen et sa jeune nièce Marion Maréchal-Le Pen. Le Premier ministre aussi semble inquiet et suggère aux élus du Nord de réfléchir "ensemble sur les moyens de répondre à la candidature de Marine Le Pen", alors que la maire de Lille, Martine Aubry, a refusé de se lancer dans la bataille. 

Lors des élections départementales en mars, le front républicain avait surtout fait débat à droite. Nicolas Sarkozy avait pris position pour le "ni-ni" (ni vote PS, ni vote FN), auquel se sont désolidarisés une partie des ténors de son parti comme Nathalie Kosciusko-Morizet ou Jean-Pierre Raffarin. Manuel Valls avait qualifié de "mortifère" sur RTL le choix du patron de Vaugirard. Le front républicain était resté l'option officielle du Parti socialiste, ce qui n'avait pas empêché quelques candidats réfractaires à maintenir leur candidature dans des triangulaires avec le Front national.

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